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Anne Cottebrune on Franz Josef Kallmann

In the latest number of the German journal Medizinhistorisches Journal, Anne Cottebrune publishes an article on the trajectory of Franz Josef Kallmann who was one of the founding fathers of psychiatric genetics.

“The founding of the German Research Institute for Psychiatry and its Genealogic-Demographic Department (Genealogisch-Demographische Abteilung; GDA) in 1918 gave the world the first institutional platform for the field of psychiatric genetics. The years between the two World Wars saw the GDA grow in importance with much international respect. The close collaboration between the GDA’s protagonist Ernst Rüdin and the National Socialist regime was certainly not an inhibiting factor for the worldwide recognition of the eugenic research conducted in Munich. Around the mid-1930s, the German psychiatrist émigré Franz Josef Kallmann brought the field of study which had been put into practice in Munich to the United States. He fought an uphill battle to be accepted by the North American scientific community, but finally he was able to establish himself as the main researcher in the field of psychiatric genetics. Interestingly enough, the fact that his kind of research had been heavily supported by the National Socialist regime was not a barrier to his acceptance. The fact that it took him a long time to establish the field of eugenics in the USA is better explained by the psychoanalytic research methods at the time, which gave hereditary transmission short shrift. At the New York State Psychiatric Institute he was able to continue his research, including the examination of race-hygienic motifs, where he designed a research program that was directly based on concepts and methods from Ernst Rüdin’s team of researchers in Munich. The only deviation from the original research was in terms of the use of eugenic prophylaxis where he aligned his research in the context of North American democracy in the post-war era. However, the eugenic goal of elimination of certain categories of peoples remained unchanged.”

This summary and more can be found here.

CFP – ‘The Stimulated Body and the Arts: The Nervous System and Nervousness in the History of Aesthetics’ Conference

Centre for the History of Medicine and Disease

Durham University, UK

This conference will discuss the history of the relationship between aesthetics and medical understandings of the body. Today’s vogue for neurological accounts of artistic emotions has a long pedigree. Since G.S. Rousseau’s pioneering work underlined the importance of models of the nervous system in eighteenth-century aesthetics, the examination of physiological explanations in aesthetics has become a highly productive field of interdisciplinary research. Drawing on this background, the conference aims to illuminate the influence that different medical models of physiology and the nervous system have had on theories of aesthetic experience. How have aesthetic concepts (for instance, imagination or genius) be grounded medically? What effect did the shift from animal spirits to modern neurophysiology have on aesthetics?

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CFP – Du front à l’asile. Expériences de la folie de la Grande Guerre aux années vingt

Comment l’asile a-t-il traversé la Grande guerre ? Est-il possible de parler de l’expérience des soldats internés durant le conflit et parfois pour de longues années ? L’historiographie la plus récente et la mémoire professionnelle, insistant toutes deux sur le rôle majeur de la Seconde Guerre mondiale comme matrice de la révolution psychiatrique du XXe siècle, ces questions portant sur la période précédente sont pour l’essentiel restées incongrues ou inopérantes.

Cette journée d’études prospective propose d’interroger la place de la Grande guerre dans cette histoire en s’ouvrant aux autres disciplines, aux problématiques issues de l’historiographie portant sur le premier conflit mondial, et en se nourrissant des travaux des historiens anglo-saxons et allemands qui montrent pour d’autres pays européens comment la Grande guerre a pu contribuer à transformer les pratiques psychiatriques et les conceptions scientifiques, le vécu des sujets et leur place dans l’institution. Sans privilégier une source en particulier, il s’agira donc au cours de cette journée de travailler selon deux axes de recherche : l’expérience institutionnelle asilaire de la guerre et son impact dans l’entre-deux-guerres, la description de l’expérience individuelle et familiale de la folie du front à l’asile.

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Folie violente/folie dangereuse au XIXe siècle : de la fureur à la dangerosité (Nancy)

La dangerosité est devenue aujourd’hui un critère essentiel de classement des individus dont les malades mentaux, mais aussi les délinquants, font largement les frais. Ce concept crée un espace nouveau où crime et trouble mental, médecine et justice, punition, prévention et soin, asile et prison enfin, tendent à se fondre suivant une logique nouvelle qui est celle de la gestion des risques. Le rapport des sujets-citoyens à l’État en est transformé en un sens qui renvoie au pouvoir de normalisation défini par Michel Foucault. Cette journée d’études se propose de revenir sur l’émergence relativement récente de cette idée.

Si l’occurrence date du xxe siècle (1969), le concept émerge à la fin du xixe siècle, aux confins du droit et de la médecine, face à une justice qui à partir des années 1880 se détourne de la morale spiritualiste de la faute pour s’attacher à la protection de la société — la défense sociale — individualisant les peines en fonction de critères psychologiques. C’est dans ce contexte que l’on propose de nouvelles formes d’hôpitaux-prison, que l’on discute des articles 18 et 19 de la loi de 1838 sur l’internement d’office et que les médecins-experts sont requis par les cours d’assises pour estimer l’anormalité et la dangerosité des délinquants, dans le cadre de conceptions médicales qui insistent sur les déterminismes biologiques et la dégénérescence.

Pourtant l’idée d’un danger potentiel de la folie, ou d’une violence inhérente à la folie, n’est pas nouvelle. Elle est contenue dans un terme très ancien, la fureur, d’origine également médicale et juridique qui au contraire disparaît au cours du xixe siècle.

L’objectif de cette journée d’études est de cerner les logiques qui président au passage de la fureur à la dangerosité et les traductions institutionnelles qu’elles autorisent tant du côté de la médecine que de celui de la justice.

Programme

Matinée 10h-12h

1 Danger, fureur, dangerosité : généalogie d’un concept

  • Pascal Vielfaure, Pr., Université Montpellier 1, « Dangerosité et défense sociale : évolution des conceptions juridiques »
  • Hervé Guillemain, MCF, Université du Maine, « Des furieux briseurs de croix au parricide de Mansigné. Aperçus sur les conceptions de la  “dangerosité” masculine à l’asile du Mans »
  • Laurence Guignard, MCF, Université Nancy2, « La dangerosité aux Assises avant la Défense sociale (1860-1880)»

Après midi 14h-16h

2 Les figures du danger

  • Philippe Artières, Chargé de recherches, CNRS (Lahic-UMR 2558), « Dangereuses  écritures »
  • Aude Fauvel, Postdoctorante, Max Planck Institute for the History of Science, « Les femmes peuvent-elles être dangereuses ? Misogynie, psychiatrie et justice en France et en Grande-Bretagne »
  • Jean-Christophe Coffin, MCF, Paris V, « La construction du fou dangereux : entre la biologie et la nécessité sociale »

16h30-18h

3 Internement/prison : les moyens de la régulation

  • Delphine Moreau, Doctorante, EHESS, « Violence normale et violence anormale dans un service “ordinaire” d’hospitalisation psychiatrique »
  • Véronique Fau-Vincenti, CNRS – Musée d’histoire vivante de Montreuil, « Avant les UMD : les asiles pour aliénés criminels; Gaillon 1876 et Villejuif en 1905 »

Discutants : Samuel Lézé (Anthropologue, CNRS-IRIS), Yves Mausen (Historien du droit, Pr. Université Montpellier-1)

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Exposition – Madness & Modernity – Mental Illness and the Visual Arts in Vienna 1900

In January 2010, the Wien Museum opened for four months an exhibition entitled ‘Madness & Modernity – Mental Illness and the Visual Arts in Vienna 1900′.

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