Le soin, histoire d’une relation (Europe – XIXe/XXe siècles)

In_a_Different_Voice_(Gilligan_book)

La journée se déroulera le mercredi 4 juin 2014 de 9h à 17h30 à la Sorbonne puis à Sciences Po, sous la présidence de Dominique Kalifa et Paul-André Rosental.

Matinée : salle Marc Bloch, Université Paris1 Panthéon-Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris

Introduction

9h00. Mathilde Rossigneux-Méheust, Paul Marquis, Anne Jusseaume : « Le soin comme relation sociale : bilan historiographique et nouvelles perspectives ».

Nommer et délimiter le soin

10h00. Fabrice Cahen (Institut national d’études démographiques) : « Le traitement des femmes avortées dans les hôpitaux parisiens (1900-1975) ».

10h30. Benoît Majerus (IPSE, Université du Luxembourg) : « Surveiller et punir (et soigner?). Sur les pratiques psychiatriques au XXe siècle ».

Le soin : relation de pouvoir, pouvoir d’une relation

11h30. Hervé Guillemain (CERHIO) : « Le soin des schizophrènes dans la France des années 1930. Une observation au ras du sol à partir des dossiers de patients ».

12h. Paul Marquis (Centre d’histoire de Sciences Po) : « Soin ou surveillance? Les relations psychiatres-soignants-malades en contexte colonial (Algérie, 1945-1952) ».

Après-midi : Salle Jean Monnet, Centre d’histoire de Sciences Po, 56 rue Jacob, 75006 Paris

La relation de soin : une relation productrice d’identités

14h30. Mathilde Rossigneux-Méheust (Centre d’histoire du XIXe siècle, Paris 1) : « Le rôle du soin dans les opérations d’étiquetage des vieillards parisiens assistés en institution (1840-1914) ».

15h00. Claire Fredj (Université Paris Ouest Nanterre-La Défense – IDHES): « Un patient colonial? Médecins français et soins aux indigènes dans l’Algérie colonisée (fin 19e siècle-années 1930) ».

15h30. Claire Barillé (IDHES), « Le rôle du soin dans la relation médecin malade à l’hôpital : l’émergence du patient (1850-1914) ».

16h00. Anne Jusseaume (Centre d’histoire de Sciences Po) : « Des religieuses soignantes ? La relation sœur-malade dans les hôpitaux parisiens au XIXe siècle ».

17h00. Conclusions d’Olivier Faure (RESEA – LARHRA, Lyon III).

Argumentaire

L’histoire sociale de la médecine s’est largement constituée autour de l’étude des acteurs (médecin, malade, infirmière, personnel religieux), des lieux (hôpital, domicile, asile, dispensaire), des institutions (Assistance publique, médecine militaire, congrégations soignantes), et des pratiques (thermalisme, vaccination, homéopathie, électrothérapie, puériculture). Si le terme de soin y revient souvent, il est pourtant rarement étudié dans sa dimension relationnelle.

Proche de celle du soin, la notion de care a fait l’objet, depuis les travaux de C. Gilligan dans les années 1980, d’un effort philosophique et sociologique de définition et de théorisation. En revanche, la relation de soin reste le plus souvent envisagée en histoire comme un ensemble de pratiques plutôt que comme une forme de rapport social. Le soin est pourtant avant tout une relation intersubjective qu’il importe d’historiciser. Pour explorer cette relation depuis l’avènement de la médecine clinique, cette journée cherche à questionner le sens que revêt le terme de soin (1), puis la dimension sociale et relationnelle qu’il emprunte en se penchant sur les rapports de force (2) et les interactions (3) qui sont à la fois impliqués et produits dans le soin.

Nommer et délimiter le soin

Comment les praticiens envisagent-ils leurs rôles et leurs actes ? Comment trouver le « soin » dans les archives de la pratique médicale ? Ces questions font d’autant plus problème que le terme semble rarement employé dans les archives, et renvoie aussi bien à l’action de rendre la santé que de porter attention à quelqu’un (Larousse du XIXe siècle). Travailler sur la relation de soin (doit-on d’ailleurs en parler au singulier ou au pluriel ?) suppose d’abord de réfléchir à la façon dont on nomme les rapports qui unissent le soignant au soigné, le médecin au malade, le patient au psychiatre, la religieuse au pauvre malade. Dans cette perspective, nous espérons que les cadres de réflexion de cette journée permettront d’identifier les acceptions et les usages de ce mot à différents moments.

S’interroger sur le sens et les mots donnés par les acteurs à la relation produite lors d’une interaction médicale contraint à questionner ce qu’y cherchent soignants et soignés. A quoi sert le soin ? La guérison est l’horizon d’attente de la plupart de ceux qui prodiguent et reçoivent des soins, mais il en existe d’autres, comme la prévention. A ce titre, la dimension morale, politique et religieuse de l’approche médicale du personnel soignant doit aussi être interrogée. Penser la relation de soin permet ainsi de redéfinir la grande diversité d’actes et d’intentions qu’elle peut recouvrir.

Le soin : relation de pouvoir, pouvoir d’une relation

La relation de soin est une expérience partagée dans laquelle existe de façon plus ou moins prononcée une dissymétrie sociale et culturelle. Partir de l’interaction soignante, c’est poser la question de ce qui contribue à instaurer des rapports de pouvoir et des possibilités de négociation entre soignants et soignés. Le médecin s’impose-t-il toujours au malade ? A quelles conditions l’acte de soin peut-il échapper à l’infériorisation du patient, à la réification du malade ? Ces questions sont d’autant plus cruciales que la sollicitude et la volonté de guérir peuvent masquer les dimensions coercitives et autoritaires à l’œuvre. Dépassant la simple perspective médicale, faire l’histoire de cette relation invite à repenser ce qui se joue socialement et moralement dans le soin.

Nous souhaitons pour cela porter une attention particulière aux lieux (lit, salle, cabinet médical) où se produisent les relations de soin, afin de regarder ce qui s’y passe et entendre ce qui s’y formule. Une attention aux attitudes corporelles et aux mots employés permettra de questionner les ambivalences de cette relation. Cette méthode d’observation permettra peut-être d’envisager des périodisations propres à l’histoire du soin.

La relation de soin : une relation productrice d’identités

La période contemporaine est un temps d’accélération sans précédent dans la production des savoirs médicaux et dans la professionnalisation des métiers de soin ; toutefois l’histoire de ces processus ne permet pas à elle seule de réfléchir à la construction de l’identité des soignants et des soignés. Dans une perspective goffmanienne qui fait de l’interaction le moment où se constitue et se donne à voir l’identité des individus, la relation de soin peut être envisagée comme une relation de face-à-face où chacun des acteurs présents voit son rôle défini dans l’instant du soin. Privilégier cette approche conduit probablement à chercher de nouvelles sources pour l’histoire de la médecine. Comment saisir l’expérience des acteurs ? Quel est le rôle de la relation soignants-soignés et soignants-soignants dans la construction de leurs identités personnelles et professionnelles ?

***

A la recherche de ce que soigner et prendre soin veulent dire, nous interrogerons lors de cette journée les méthodes et les sources mobilisables par les historiens pour saisir la relation de soin. Nous aimerions que les communications, qu’elles abordent la relation de soin à domicile ou en institution, fassent jouer différents contextes politiques (colonial, autoritaire, laïque) et scientifiques (de la naissance de la médecine clinique au processus de spécialisation disciplinaire). En partant de l’interaction soignante, nous voudrions montrer que cette échelle d’observation au « ras du sol » permet d’interroger autrement les évolutions d’une histoire sociale de la médecine.

Anne JUSSEAUME (Centre d’Histoire de Sciences Po) : anne.jusseaume@gmail.com

Paul MARQUIS (Centre d’Histoire de Sciences Po) : paul.marquis@sciencespo.fr

Mathilde ROSSIGNEUX-MEHEUST (Centre d’histoire du XIXe siècle, Paris 1 Panthéon-Sorbonne) : mathildemeheust@yahoo.fr

Workshop “Mental Diseases in Ancient Medicine”

Screenshot from 2014-05-21 08:13:11Humboldt-Universität zu Berlin

6-8 October, 2014

Description

While Plato in the Timaeus (86b1-7) formulates a clear distinction between τὰ περὶ τὸ σώμα νοσήματα and τὰ περὶ ψυχήν, and also explicitly speaks of a μανία ὑπὸ νοσημάτων ἀνθρωπίνων in the Phaedrus (265a9-10) the absence, in medical texts of the fifth- and early fourth-century BCE, of comparable conceptualization of insanity as disease is well known. No clear model of ‘mental’ disease as mental is found in these texts: even though certain signs we would identify as psychiatric (e.g., hallucinations), psychological (e.g., suicidal tendencies, sudden fear) or neurological (e.g., spasms or fits) receive much attention, they are not made explicit as being part of a mental disease. Even phrenitis, melancholic affections, hysterical suffocation and epilepsy in its various forms, which appear to display mental implications clearly and with regularity, and to be the best candidates as ‘mental diseases’ in our texts, are problematic and present several serious objections to being attributed to this category. These diseases or syndromes are not isolated as belonging to a definition of psychiatric disease, on the one hand; on the other, with the important if not paramount role played by bodily aspects in them, they are also no easy match for any current categorization of mental diseases.

Later medical texts, instead, are more explicit in this respect. Diseases recognizable as pathologies we currently relate to as psychiatric or psychological are mentioned under clear labels. On the other hand, at different degrees the philosophical tradition on the care of the self, developed in the meantime (Plato, Aristotle, the Hellenistic schools) contributes to a more comprehensive view of health that explicitly includes spiritual and ethical aspects, and has a normative component.

This evolution towards a conceptualization of the psychological and psychiatric in medicine, noticeable for the first time in the taxonomy of the genera insaniae in section 3.18 of Celsus’ De Medicina, finds different formulation in a variety of nosological texts (Aretaeus’ De causis et signis acutorum morborum and De causis et signis diuturnorum morborum; Anonymus Parisinus; Caelius Aurelianus’ De morbis acutis et chronicis; Rufus’ De Melancholia) as well as in the consideration for the insane as specific patients expressed, for example, by Rufus in his Quaestiones medicinales but also perhaps visible in Galen’s patients’ cases, as well as in his philosophical and ethical take on emotions and mental life, which become at full title part of the field of action of the physician.

In this workshop we want to concentrate just on that period of Greco-Roman medical thought, in which the psychological was well established as legitimate part of the domain of the medical practitioner and thinker (i.e., a consideration for aspects of personality and emotions as elements of the pathological picture), on the one hand; and on the emergence of the psychiatric disease or syndrome in the nosological discussions alongside physiological diseases, on the other. This involves discussion of key methodological problems, and close reading of relevant texts that present questions and obscurities.

In this meeting we shall focus on some of the most relevant examples found in later medical sources from Celsus onwards, also establishing, where appropriate, a dialogue with the earlier (fifth- and fourth- century) medical tradition.

 

These are some of the central questions/themes that we shall explore:

What makes a disease a psychiatric disease in the given text?

How do psychological states, such as the emotions or the character of the patient, impinge on his bodily health, and how are they determined, in turn, by diseases of the body?

Can we speak of a form of ‘psychological therapy’ being recognised as part of the care for the insane (evident in Celsus, but also notably, in different forms, in Galen’s De propriorum animi cuiuslibet affectuum dignotione et curatione, De Temperamentis and De Indolentia, or in Rufus’ Quaestiones Medicales, and elsewhere)?

The intersections of ethics, medicine, and philosophy: Galen, of course, but also nosological texts (Aretaeus and Caelius Aurelianus, for example) engage with a broader, eudaimonistic and partly normative view of health as they discuss mental diseases. Discussion of relevant examples.

Which psychiatric (e.g., information about sleep, memory, cognition, disturbances of the senses) and psychological (e.g. emotional, communicative and behavioural data) signs are recognised as part of the semiotic and diagnostic of mental diseases?

In addition, in order to offer a frame to the more narrowly focused discussion on individual texts, two sessions will look at sources other than ancient medical texts: first, the evidence offered by documentary sources, to explore as much as possible the ‘real life’ of the mental patient, his or her social interactions and legal status, and various cultural implications. Secondly, the methodological and taxonomic problems implicit when discussing ancient mental diseases using the terminology and conceptual framework of current psychiatric and psychological categories.

Contact

Should you have any questions, please do not hesitate to contact the workshop organiser, Dr Chiara Thumiger (chiara.thumiger@hu-berlin.de).

For more information and a detailed program, click here.

New issue of “History of Psychiatry”

F1.mediumA new issue of History of Psychiatry is available online. The June issue 2014 contains the following articles:
Louis C Charland; John Locke on madness: redressing the intellectualist bias

Locke is famous for defining madness as an intellectual disorder in the realm of ideas. Numerous commentators take this to be his main and only contribution to the history of psychiatry. However, a detailed exegetical review of all the relevant textual evidence suggests that this intellectualist interpretation of Locke’s account of madness is both misleading and incomplete. Affective states of various sorts play an important role in that account and are in fact primordial in the determination of human conduct generally. Locke’s legacy in this domain must therefore be revised and the intellectualist bias that dominates discussions of his views must be redressed.

Christopher Harding; Japanese psychoanalysis and Buddhism: the making of a relationship

This article explores the making of a relationship between Japanese psychoanalysis and Buddhism, in the life and work of Kosawa Heisaku. Kosawa did not work out the compatibility of psychoanalysis with Buddhism in abstract, theoretical terms; rather, he understood them as two different articulations of the same practical approach to living well. He saw this approach in action in the lives of Freud and Shinran, the latter a thirteenth-century Japanese Buddhist reformer. For Kosawa, both individuals exemplified the ‘true religious state of mind’, at the achievement of which Kosawa understood psychoanalytic psychotherapy as ideally aiming. This article uses newly available documentary and interview material to examine the historical dynamics both of Kosawa’s work in this area and of the broader ‘religion-psy dialogue’ of which it is an early example.

Rachel Cooper; Shifting boundaries between the normal and the pathological: the case of mild intellectual disability

When disorders fade into normality, how can the threshold between normality and disorder be determined? In considering mild intellectual disability, I argue that economic factors partly determine thresholds. We tend to assume that the relationship between disorder, need and services is such that: first, a cut-off point between the disordered and the normal is determined; second, a needy population is identified; and third, resources are found (or at least should be found) to meet this need. However, the changing definitions of intellectual disability can best be understood if we think of this happening in reverse. That is, first, certain resources are thought obtainable, and then a cut-off point for disorder is selected which supplies an appropriately sized ‘needy population’.

Patricia Cotti; ‘I am reading the history of religion’: a contribution to the knowledge of Freud’s building of a theory

Could Reinach’s Cultes, mythes et religions (1908) have served as a model for the theory of religion that Freud was later to put forward in Totem and Taboo (1913)? This hypothesis has been tested by examining Freud’s marginalia in his personal copy of Cultes, mythes et religions. In this way it is possible to reconstitute the line of thinking that led Freud to declare, in late summer 1911, that he had found an answer to the question of the origins of tragic guilt and religious sentiment.

Norbert Andersch and John Cutting; Ernst Cassirer’s Philosophy of Symbolic Forms and its impact on the theory of psychopathology

 

The philosopher Ernst Cassirer (1874–1945) wrote in 1929: ‘For what it [the philosophy of symbolic forms] is seeking is not so much common factors in being as common factors in meaning. Hence we must strive to bring the teachings of pathology, which cannot be ignored, into the more universal context of the philosophy of culture’ (Cassirer, 1955: 275). This statement summarizes his approach in shifting the focus on psychopathological theory from the brain and its localizations to the living interaction between the self and his/her social environment. The present article looks at the impact of symbol theory on psychopathology – pre- and post-Cassirer’s main oeuvre Philosophie der symbolischen Formen – and whether his concept still has a role to play in an ontology of psychopathology.

Steven J Taylor; Insanity, philanthropy and emigration: dealing with insane children in late-nineteenth-century north-west England

The historiography of asylums and insanity is dense, and some topics have received much scholarly attention but others, such as insanity among children, have been largely neglected. Children by no means formed the majority of asylum populations, but they still suffered from mental impairment and were admitted to these institutions in significant numbers. Identifying the various experiences of insane children is the central goal of this research, but the asylum will not be the sole emphasis. The focus is to place child mental deficiency within a broader context of extramural care. By examining workhouses, the role of family, and philanthropic attempts to deal with insane children, this article will move beyond current historical thinking on the topic; traditional views of childhood, insanity and charity will be challenged, and will show that a much wider world than the locality was accessible to the insane child.

CFP: Was heißt: Foucault historisieren?

800px-Stone_BKH1foucaultblog (Forschungsstelle für Sozial- und Wirtschaftsgeschichte,
Historisches Seminar, Universität Zürich, Prof. Dr. Philipp Sarasin)
06.11.2014-08.11.2014, Zürich, Universität Zürich
Deadline: 30.06.2014

Michel Foucault gehört zu den Ikonen der heutigen Kultur- und
Sozialwissenschaften. Es gibt fast keine kultur- oder sozialwissenschaftliche Disziplin, in der der französische Philosoph und
Historiker nicht auf eine fruchtbare Art und Weise als Referenz gelesen,
zitiert, diskutiert, widerlegt und weiter verwendet wird. Der im Jahre
1975 ausgesprochenen Einladung Foucaults, man möge sich seiner Werke und
Konzepte wie aus einer “Werkzeugkiste” bedienen (“machen Sie damit, was
Sie wollen”), wurde ausgiebig nachgegangen, so dass aus der
Werkzeugkiste mittlerweile eine Standardausstattung vor allem
kulturwissenschaftlichen Arbeitens geworden ist. In der Tat beinhaltet
die “Werkzeugkiste” ein ausserordentlich schillerndes Inventar an
Begriffen, Methoden, Modellen, Skizzen und Instrumenten, und sie erweist
sich nicht zuletzt immer noch als Schatzkiste.

Doch heute, 30 Jahre nach Foucaults Tod, stellt sich für uns, die Gruppe
der editors des foucaultblog, auch die Frage nach der Historisierung
dieser Werkzeugkiste mit ihrem scheinbar unabhängig von ihrem
Entstehungskontext verwendbaren Instrumenten: Wie kam es eigentlich zu
dieser Werkzeugkiste, aus der wir uns bedienen? Was bedeutet es für uns,
heute, dass sie im Zeitalter des Kalten Krieges entstanden ist, in
Opposition zum “Hypermarxismus” der Neuen Linken, in einer gewissen
Nachbarschaft zum Strukturalismus, im Kampf gegen das französische
Gefängnis, möglicherweise geprägt vom Engagement für sowjetische
Dissidenten, spanische Anarchisten, schiitische Revolutionäre oder
polnische Arbeiter, zweifellos fasziniert von der amerikanischen counter
culture und der japanischen Kultur des Zen, vielleicht sogar aber auch
beeinflusst vom New Age…? Gehören alle diese “Kontexte”,
“Hintergründe” und Genealogien zur Foucaultschen Werkzeugkiste? Es kann
gar nicht anders sein: Foucaults Denken war immer und explizit auf seine
Gegenwart und den politischen Kontext seiner Zeit bezogen. Erhalten aber
dadurch nicht auch seine eigenen Begriffe und Analysemodelle eine
unhintergehbare Historizität? Zweifellos, und wir sollten uns deshalb
heute daran machen, die Genealogie der Foucaultschen Werkzeugkiste zu
schreiben, um sie besser zu verstehen, um sie weiterhin benutzen zu
können, aber auch, um sie zu aktualisieren, sie an die wissenschaftliche
und politische Lage von heute anzupassen. Und vielleicht auch, um sie in
Teilen zu verwerfen.

Im Sinne eines solchen Projektes lädt der foucaultblog alle
Interessierten ein, vom 6. bis zum 8. November 2014 an der Universität
Zürich die Frage “Was heißt: Foucault historisieren?” in einem Workshop
zu diskutieren. Als Ausgangspunkt soll gelten, nicht nur das Leben und
Werk des Autors Michel Foucault (1925-1984), sondern auch den seit 30
Jahren in den weltweiten Kulturwissenschaften virulenten
Aussagezusammenhang “Foucault” in seiner Ikonenhaftigkeit und fast
ubiquitären Präsenz wieder in einem genuin historischen Kontext zu
verorten. Es heisst, diesen Aussagezusammenhang auf seine spezifischen
Möglichkeitsbedingungen, Theoriebildungsprozesse, Diskursstrategien und
Resonanzräume hin zu befragen. Es heisst aber auch, den
Historisierungsanspruch ernstzunehmen und dieses Schlagwort mit Leben zu
füllen, die Historisierung Foucaults (und “Foucaults”) zum Gegenstand
des eigenen Forschens zu machen. Wir sind der Meinung, dass ein solches
Unterfangen keineswegs ausschliesslich geschichtswissenschaftlich
orientiert sein muss, sondern von allen mit und über Foucault
arbeitenden Disziplinen ausgehen sollte. Denn der neue Blick, der sich
dadurch eröffnen kann, ist immer zeitgenössischer Art: Wir glauben, dass
die Historisierung von Foucaults Werkzeugkasten uns neue Möglichkeiten
eröffnet, um darüber nachzudenken, wie dieses intellektuelle tool kit
heute noch verwendet werden kann – oder vielleicht teilweise
zurückgewiesen werden muss. Die Arbeit über Foucault ist eine Arbeit an
Foucault.

Organisatorisches:

Der Workshop findet vom 6. bis 8. November 2014 an der Universität
Zürich statt.

Alle Interessierten sind eingeladen, ihre Vorschläge für Beiträge
(Abstracts von maximal 500 Worten) bis zum 30. Juni 2014 an
foucaultblog@fsw.uzh.ch zu senden.

Für Referentinnen und Referenten werden die Reise- und
Unterbringungskosten übernommen.

Es ist geplant, dass die Beiträge zum Workshop auf foucaultblog
publiziert und kommentiert werden. Die Referent_innen werden daher
gebeten, im Vorfeld des Workshops erste Kurzversionen ihrer Beiträge auf
foucaultblog zu posten. Diese werden dann mit Kommentaren versehen, auf
welche in den Referaten während des Workshops eingegangen werden kann
bzw. soll. Die präsentierten papers können nach der Tagung in voller
Länge auf foucaultblog publiziert werden.

Kontakt: foucaultblog@fsw.uzh.ch

Veranstaltungssprachen: Deutsch und Englisch

Post Doctoral Research Assistant: “Hidden Persuaders? Brainwashing, Culture, Clinical Knowledge and the Cold War Human Sciences c. 1950-1990″

Birkbeck University of London Post Doctoral Research Assistant, three year
contract, starting 1 October 2014 Birkbeck University of London, Department
of History, Classics and Archaeology

We are seeking to appoint a Post Doctoral Research Assistant to work on a
Wellcome-funded project, entitled ‘Hidden Persuaders? Brainwashing,
Culture, Clinical Knowledge and the Cold War Human Sciences c. 1950-1990′.

This project asks why ‘brainwashing’ erupted into public consciousness in
the postwar period and investigates where such practices, and cultural
fears led. Visions of unconscious suggestibility are older, but
‘brainwashing’ debates, after 1950, profoundly affected the way we
understand the psychic lives of individuals and ‘mass psychology’, and the
role of states, and commerce.

The successful candidate will assume responsibility for a designated
research area (and publication) within the broad framework described above,
and will be encouraged to produce academic publications of their own based
on their work on the project.

Applications are especially welcomed from academics with prior knowledge of
the history of psychoanalysis, psychiatry and/or psychology. Some previous
familiarity with post-war political and/or cultural history would also be
an asset. A working knowledge of one or more languages other than English;
e.g. Russian, German or French would be useful, as would facility in one or
more Asian languages (Chinese, Korean, Vietnamese, Khmer or Malay).

Starting Salary: £34,650 per annum inclusive of London Allowance.

The closing date for completed applications is 9 June 2014.

Informal enquiries can be made to: Professor Daniel Pick, Department of
History, Classics and Archaeology, Birkbeck, Malet Street, London WC1E 7HX,
d.pick@bbk.ac.uk

Job Reference Number    11255

Recent Dissertations in the History of Psychiatry and Psychotherapy

From: http://collegedegreesearch.net/wp-content/uploads/2012/08/Intro.png

From our colleague Jonathon Erlen, History of Medicine Librarian at the University of Pittsburgh, another installment of recent dissertations in the history of psychiatry and psychotherapy can be found here. (Image from: http://collegedegreesearch.net/wp-content/uploads/2012/08/Intro.png)

Doctoral position in History of Psychology and “Psy” disciplines – Université de Lausanne

Doctoral position 80-100%

History of Psychology

LARPSYDIS, Institut de Psychologie, Faculté des Sciences sociales et politiques

Prof. Rémy Amouroux

Requirements:

Master’s degree in Psychology, History and/or Philosophy

Desired profile:

A strong interest in history of psychology and more broadly in history of the “psy disciplines” (psychology, psychiatry, psychotherapy, psychoanalysis):

  • Strong interest in research and teaching in history of psychology
  • Strong interest in archives
  • The ability to conduct research independently
  • Good knowledge of French is valued

Description of work tasks:

  • Research: Writing of a PhD thesis (50%)
  • Teaching: Involvement in teaching program (40%)
  • Administration: Involvement in administrative tasks (10%)

Taking of office: 01.09.2014 or soon thereafter

Contract duration: renewable up to a total duration of 5 years

Application:  Please send your application including an application letter detailing your motivation (1), your Curriculum Vitae (2), your master’s thesis (3), and a 2-3-page document that describes your PhD research interest (4), to Rémy Amouroux (remy.amouroux@unil.ch) before 30 May 2014. 

Deadline for application: 30 May 2014

 

To see the link to the original French posting, click here.

%d bloggers like this: