Seminar Series – History of Mental Health Policy and Practice

We are pleased to announce a series of seminars on the history of mental health policy and practice in post-war Britain. Organisedby  a Wellcome Trust-funded working group at Warwick University and Queen Mary, University of London, the series will develop a broad overview of the changing field of mental health in modern Britain, focussing in particular on changes in policy, legislation, medico-legal practice, service design, service delivery and clinical practice.

The seminars, chaired by Professor John Turner, provide a forum for leading practitioners to reflect upon the changes in theory and practice they have witnessed over the course of their careers, and to discuss emerging themes with an audience of practitioners, policy-makers and historians.

Taking place at the Wellcome Trust in London, from 11am – 5 pm, the seminars are as follows:

3 December 2010: Service Users (Peter Barham, Diana Rose, Peter Campbell)

17 December 2010: Psychiatric Science (David Goldberg, Hugh Freeman, David Clark)

17 January 2011: Clinical Psychology (John Hall)

31 January 2011: Policy and Care (Jim Symington, Peter Bartlett, Trevor Turner)

All are welcome to attend – though please register by sending an email to Tiffany Watt-Smith at t.k.watt-smith@qmul.ac.uk.

Best wishes,

Katherine Angel (k.angel@warwick.ac.uk)

The organizing committee consists of:

Dr Katherine Angel (University of Warwick)
Prof. Bill Fulford (University of Warwick)
Dr Rhodri Hayward (Queen Mary, University of London)
Dr Mathew Thomson (University of Warwick)
Prof. John Turner (Queen Mary, University of London)

Dr. Walter Freeman’s photographs of lobotomy patients

A few days ago, the blog Advances in the History of Psychology pointed its readers to the work of Miriam Posner (a Mellon Postdoctoral Research Associate at Emory University) and the exceptional collection that constitutes the central object of her Yale university dissertation: Dr. Walter Freeman’s before and after photographs of lobotomy patients.

Some of these pictures are featured in a slideshow presented by the blog Science and the Arts (a project of NPR’s Science Friday) and narrated by Posner herself. Posner “argues that for Freeman the photographs served as medical evidence of the benefits of lobotomy and provided justification for his focus on external behavior rather than their mental states when evaluating surgical outcomes” (AHP).

The full slideshow can be viewed here.

Seminar Series – Beyond the Couch. The Institute of Psychoanalysis

Psychoanalysis: The Unconscious in Everyday Life

In association with the exhibition The Unconscious in Everyday Life at the London Science Museum (until April 2011), the Institute of Psychoanalysis and the British Psychological Society are putting together an exciting schedule of events for 2010-11. Here are a few that might interest h-madness readers:

19 November – Discussion: The Experience of Psychoanalysis (Robin Anderson, Angela Joyce, Josh Cohen, Elizabeth Wolf)

24 November – Lecture: The Cambridge Scientists and Psychoanalysis in the 1920s (John Forrester)

16 January 2011 – Short films and Discussion: Developing Identity (Elizabeth Bradley, Robin Anderson, David Morgan)

13 February 2011 – Film Screening and Discussion: Inconscientes (Joaquin Oristrell, Andrea Sabbadini)

23 February 2011 – Discussion: Can Psychoanalysis be a Science? (Mary Target, Jim Hopkins, Michael Lacewing)

9 March 2011 – Workshop: The Horror in Dreams (Donald Campbell, Rosine Perelberg)

19 March 2011 –  Seminar: The Murder of Sanity and the Sanity of Murder: The Art and Science of Psychoanalysis (Irma Brenman Pick, David Bell, Phil Lucas, Rob Hale, Richard Rusbridger)

8 April 2011 – Lecture: Civilization and its Discontents (David Bell)

For more information, see here.

Review – The Weighty Body. Fat or thin, vanity or insanity (Lannoo, 2010)

Par Julie De Ganck

Vingt ans après sa première exposition intitulée Saintes de carême, filles miraculeuses et artistes de la faim, en 1991, le musée du Docteur Guislain reprend le thème de l’anorexie pour monter sa nouvelle exposition qui se tient à Gand du 8 décembre 2010 au 8 mai 2011. Pourquoi certaines personnes refusent-elles de s’alimenter ? A travers cette question, le catalogue prend le corps pour objet d’étude et s’interroge sur la gestion de l’apparence physique dans la société occidentale. Intermédiaire entre soi et le monde, le corps et l’apparence sont soumis à diverses pressions et injonctions : religieuses, médicales, sociales ou politiques.

Dans un format pratique et facilement manipulable, ce livre est riche en illustrations de bonne qualité. La mise en page des textes et des illustrations invite les lecteurs et lectrices à voyager entre ces deux types d’expressions qui se répondent et se complètent, témoignant de l’atmosphère de l’exposition. Cette présence visuelle du sujet est un véritable atout pour un livre traitant de l’apparence. Le livre contient un avant-propos, une introduction générale, six articles à proprement parler et une présentation d’œuvres d’art commentées et mises en contexte. Mise à part la présentation des oeuvres d’art dont le texte est en néerlandais, la totalité des articles sont traduits en français et en anglais en fin de volume, mettant ce catalogue à la portée d’un public international.

La mise en perspective historique du traitement du corps et de l’apparence est surtout intéressante pour les historiens travaillant sur les thèmes des « troubles » de l’alimentation et de l’identité. Ils y trouveront matière à réflexions théoriques et à comparaisons historiques. Cependant, le catalogue vise un public plus large que celui des historiens professionnels. L’objectif principal semble bien de donner à la société civile en général les outils philosophiques et historiques nécessaires à la critique de faits de société comme l’anorexie. Cependant le langage n’est pas toujours soutenu et il y a un certain décalage entre des articles scientifiques et de vulgarisation.

Le premier article d’Ignaas Devisch (« Ceci est mon corps ») et le dernier de Pieter Bonte (« Le corps fantastique ») abordent tous les deux la thématique du corps et de la liberté en posant la question de l’auto-détermination de soi et de son expression corporelle. Ils relèvent un paradoxe de notre société qui, en promouvant la libération de chacun vis-à-vis de règles et de systèmes « oppresseurs » afin de nous trouver nous-mêmes, engendre un besoin de réflexivité pour trouver son « vrai » soi en son fort intérieur. Le corps devient alors un enjeu important car il est un donné naturel qu’il nous faut aujourd’hui toujours façonner et améliorer pour le faire correspondre à notre « véritable » nature. Dans ce cadre, la médicalisation des questions identitaires est critiquée dans une perspective d’histoire culturelle et de bioéthique, pour n’abandonner la dignité humaine ni à la nature ni aux biotechnologies.

L’article de l’historien Evert Peeters « Un esprit démocratique dans un corps socialiste » est une belle illustration de cette quête contemporaine de l’intériorité. Durant l’entre-deux guerres, la jeunesse ouvrière du mouvement socialiste belge conceptualisa le corps et l’esprit pour en faire des outils de réformisme et de changement social. La volonté de lutter contre l’embourgeoisement des classes populaires, dû aux transformations du mode de vie grâce aux premières législations sociales, mène les jeunes socialistes à redéfinir le socialisme comme une « réforme intérieure » lors de la rencontre internationale des jeunes socialistes en 1921. A cette réforme psychologique s’ajouta une nouvelle culture physique devant concrétiser cet idéal.

Trois articles sont consacrés à l’anorexie. Dans « la minceur envers et contre tout »,Walter Vandereycken et Ron Van Deth, auteurs du livre Van vastenwonder tot magerzucht. Anorexia nervosa in historisch perspectief (1988), produisent une fresque historique de l’idéal de la minceur et des idées médicales et sociales sur l’obésité. La médecine a en effet théorisé l’obésité comme maladie au XIXème siècle, au moment où l’idéal de minceur et le corps normé de l’homme moyen de Quetelet firent leur apparition. Comme médiateur entre le monde naturel et le monde social, la médecine aurait eu tendance à stigmatiser des comportements individuels perçus comme immoraux sans prendre en compte le système social dans son ensemble pour les expliquer.

L’article d’Yoon Hee Lamot « La sainte faim », tiré du livre des auteurs précédents, revient plus particulièrement sur l’histoire du jeûne dans la société chrétienne européenne du moyen-âge. Le jeûne était un moyen de s’élever spirituellement en se détachant de ses besoins terrestres ressentis corporellement. L’Eglise a rapidement réglementé la pratique du jeûne. Elle combattait ses formes extrêmes, voyant dans cet extrémisme une prétention des fidèles à entrer directement en contact avec le Seigneur sans passer par l’intermédiaire de l’Eglise. Soucieuse de discréditer ces jeûnes extrêmes qui étaient l’objet d’une dévotion populaire importante, l’Eglise voulu dénoncer la supercherie de certains jeûnes. Elle demanda alors à des médecins d’établir des critères de discrimination entre « vrais » et « faux » jeûnes. Il y a ici un parallèle intéressant à faire entre le rôle de médiation de l’Eglise pour l’accès des fidèles à Dieu au moyen-âge et le rôle de médiation de la médecine contemporaine pour l’accès des patients à la santé. Malgré cela, cet article est certainement de talon d’Achille du livre. Espèce d’excroissance de l’article de Walter Vandereycken et Ron Van Deth, sa présence est source de répétitions. De plus, l’auteur rapporte des propos historiques sans distanciation critique, ce qui est particulièrement irritant pour des historiens. Il écrit par exemple en parlant de Saint-Antoine (251-356 après JC), qui aurait quitté ses terres et vendus tout ses biens pour aller vivre seul dans une caverne, qu’il ne mangea presque pas durant vingt ans mais « ne maigrit pas de façon frappante et atteignit l’âge de 105 ans sans avoir perdu une seule dent » (p. 147) ! On aurait aimé que ce fait ne soit pas présenté comme une vérité historique.

L’article écrit par la psychologue et psychothérapeute spécialiste de l’anorexie nerveuse Myriam Vervaet est quant à lui intéressant pour écrire l’histoire de la psychologie et de la psychiatrie en Belgique. L’auteure y décrit son parcours professionnel et personnel depuis le choix de ses études jusqu’à sa carrière dans le traitement psychothérapeutique de l’anorexie. Ce faisant, l’auteure rend compte du contexte d’émergence de la psychologie en Belgique dans les années septante. « Le corps ‘idéal’ comme cuirasse contre le désordre mental » fait aussi un historique et une critique sociopolitique des théories psychologiques expliquant l’anorexie. Elle montre la pression sociale qui s’exerce sur le corps des femmes. Cette pression ferait craindre à certaines femmes de ne jamais pouvoir se conformer aux critères corporels de leur époque. Elles préféreraient alors se réfugier dans un monde où leur volonté propre devient leur unique norme.

Julie De Ganck est historienne contemporaine diplômée de l’Université Libre de Bruxelles. Intéressée à l’histoire des sciences, de la médecine et de la sexualité, elle commence une thèse de doctorat consacrée à l’histoire des traitements médicaux des organes génitaux et de leurs fonctions en Belgique entre 1889 et 1968.

New Issue of PSN

A new issue of PSN (Psychiatrie Sciences Humaines Neurosciences) has just been released online. Included in this issue are two pieces that may be of interest to h-madness readers. Titles, authors and abstracts listed below:

Les états anxieux dans l’histoire de la médecine Première partie: d’Hippocrate au « nervosisme », by T. Haustgen

The description of anxiety disorders, in their somatic and emotional components, depends on successive pathogenic theories since the antiquity. Evoked by Hippocrates and Galen among digestive illnesses, they are included into hypochondriasis in the 16th and 17th centuries. Sydenham compares this last entity with hysteria. In the 18th century, Blackmore and Cheyne at London, then Raulin and Pomme at Paris, describe the “vapours”, in the continuity of humoral theories. In 1765, Lorry in France and Whytt in Scotland (“nervous disorder”) describe on the contrary an injury of the nerve fibers, clearly differentiated for the first time from hysteria and from hypochondriasis by Whytt. Cullen introduces the term neurosis (1769), propagated by Pinel’s “Philosophical Nosography” (1798). At the beginning of the 19th century, appears the word neuropathy (Pougens, 1825; Cerise, 1841). The term anxiety is used by Cheyne (1733), Boissier de Sauvages, “the Panckoucke’s Dictionary” (1812), J.-P. Falret (1822), and occasionally by the first alienists in their manuscript observations, but as a symptom and not as a clinical entity. In 1822, E. Georget, a pupil of Esquirol working in the Salpêtrière hospital, isolates most symptoms of the later “panic attack,” in his picture of “cerebropathy” (i.e., hypochondriasis). During the 2nd half of the 19th century, several remarkable and synthetic descriptions of anxiety disorders are published separately in France by alienists (délires émotifs: Morel, 1866; “hypocondrie morale”: J. Falret, 1866; “vertige mental”: Lasègue, 1876) and by general practitioners (“état nerveux”: Sandras, 1851; “nervosisme”: Bouchut,1860; “cerebrocardiac neuropathy”: Krishaber, 1873).

L’introduction faussement simple du cognitivisme dans la thérapie comportementale, by D. Ravon

The conflicts within behavior therapy caused by the public advent of cognitive behavior therapy in America are examined. The origins of the latter are sought out within the behavioristic heritage itself (classical conditioning, operant conditioning, and social learning theory), as well as in the rest of the psychological and psychotherapeutical environment of the 1960s and 1970s. Two findings go against a simplificatory speech commonly heard in France. Firstly, the acceptance of cognitive frames of reference in the behavior therapy movement wasn’t and isn’t unanimous, since the Skinnerian radical behaviorists, still active today, dissociated themselves from it. Secondly, the therapy’s cognitive-behavioral integration didn’t happen with reference to the information processing model, but rather through a disparate process of internal and external borrowings in answer to anthropological questionings on the cognitive control of behavior.

Book Announcement – Freud’s Mexico. Into the Wilds of Psychoanalysis

Rubén GALLO, Freud’s Mexico. Into the Wilds of Psychoanalysis (Cambridge, MIT Press, 2010)

Freud’s Mexico is a completely unexpected contribution to Freud studies.  Here, Rubén Gallo reveals Freud’s previously undisclosed connections to a culture and a psychoanalytic tradition not often associated with him. Freud found a receptive audience among Mexican intellectuals, read Mexican books, collected Mexican antiquities, and dreamed Mexican dreams; his writings bear the traces of a longstanding fascination with the country.
In the Mexico of the 1920s and 1930s, Freud made an impact not only among psychiatrists but also in literary, artistic, and political circles. Gallo writes about a “motley crew” of Freud’s readers who devised some of the most original, elaborate, and influential applications of psychoanalytic theory anywhere in the world: the poet Salvador Novo, a gay dandy who used Freud to vindicate marginal sexual identities; the conservative philosopher Samuel Ramos, who diagnosed the collective neuroses afflicting his country; the cosmopolitan poet Octavio Paz, who launched a psychoanalytic inquiry into the origins of Mexican history; and Gregorio Lemercier, a Benedictine monk who put his entire monastery into psychoanalysis.
After describing Mexico’s Freud, Gallo offers an imaginative reconstruction of Freud’s Mexico. Although Freud himself never visited Mexico, he owned a treatise on criminal law by a Mexican judge who put defendants—including Trotsky’s assassin—on the psychoanalyst’s couch; he acquired Mexican pieces as part of his celebrated collection of antiquities; and he recorded dreams of a Mexico that was fraught with danger. Freud’s Mexico features a varied cast of characters that includes Maximilian von Hapsburg, Leon Trotsky and his assassin Ramón Mercader, Frida Kahlo, Diego Rivera—and even David Rockefeller. Gallo offers bold and vivid rereadings of both Freudian texts and Mexican cultural history.
Rubén Gallo is Director of the Program in Latin American Studies and Professor in the Department of Spanish and Portuguese Languages and Cultures at Princeton University. He is the author of Mexican Modernity: The Avant-Garde and the Technological Revolution (MIT Press, 2005).

Issues in Mental Health Nursing

The October issue of Issues in Mental Health Nursing is available online and includes an article by Philipa Martyr entitled A Lesson in Vigilance? Mental Health Nursing Training in Western Australia, 1903-1958. The abstract reads:

Researching examples of historical hospital-based training can provide some measure of the improvements in mental health nursing education which have taken place over time. Claremont Hospital for the Insane was the only major stand-alone psychiatric institution in Western Australia, and recent research into its mental health nursing training program between 1903 and 1958 provides an example of how nursing training could suffer in the hospital setting. There is much to learn from Claremont’s experience: Not just to measure how far mental health nursing has progressed since that time, but also as a reminder of why and how accountability, supervision, and independent auditing all help to ensure quality delivery of training.

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