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Conference Report – “Languages of Trauma – Body/Psyche, Historiography, Traumatology, Visual Media”

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Conference Report by Jason Crouthamel

On November 25-26, Humboldt-Universität zu Berlin hosted the conference, “Languages of Trauma,” sponsored by the Institut für Kulturwissenschaft (Humboldt-Universität) and the College of Liberal Arts and Sciences and Brooks College at Grand Valley State University. The conference aimed to move trauma research towards new sites of inquiry and innovative methodologies, concentrating on interconnections between language and trauma in audio-visual media, visual culture, national historiographies, medical and political discourse, literary narratives, and the fine arts. The conference speakers focused on questions of disciplinary terminology and explored how different cultures and interest groups – medical professionals, traumatized individuals and communities, patients, families, politicians, artists, and academic scholars – shape distinct notions and conceptions of trauma. A central question that unified the conversations between international interdisciplinary colleagues included: how do shifting and at times competing theories and representations of trauma in different disciplines alter our understanding of trauma?

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Call for papers – Congrès de la Société Française d’Histoire des Sciences et des Techniques

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Le Cogrès de la SFHST (https://sfhst.hypotheses.org/) aura lieu à l’Université de Strasbourg le 19-20-21 avril 2017. Cette manifestation rassemble tous les 3 ans plus de 200 congressistes pendant 3 jours pour un état des lieux de la discipline « Histoire des sciences et des techniques » en France et en Europe.

Appel à communications pour le symposium : Psychotropes et la construction empirique de la notion de maladie mentale (organisé par Carlos Parada)

Au sortir de la Seconde Guerre la psychiatrie s’interrogeait sur la nature et la validité des catégorisations des troubles mentaux, jamais corroborées par aucun lien anatomo-clinique entre les tableaux dépeints et une chaîne causale vérifiable. Ceci s’accompagna :

– du développement des théories psychiques, comme la psychanalyse ;

– de l’intensification d’une recherche par l’expérimentation de différents moyens thérapeutiques (drogues, psychochirurgies etc.) dès 1945.

En 1952, après toute sorte d’expérimentation s chimiques (LSD, mescaline, amphétamines, narcoanalyse, etc.) furent découverts les effets des dits neuroleptiques. Ces molécules apportèrent deux nouveautés notables, peu soulignées par les historiens :

1 – Jusque-là, tous les traitements psychiatriques se faisaient exclusivement par cure (à l’exception de la lobotomie). Les neuroleptiques introduisirent les traitements à durée indéterminée.

2 – Cet usage à long terme eut une influence considérable aussi bien sur la pratique que sur les représentations de la folie comme maladie mentale par la supposition d’un défaut chimique sensible aux neuroleptiques administrés.

Il s’agit d’analyser et de discuter l’impact de ces outils technologiques sur les notions de maladie mentale, ses polarisations et ses controverses (le tout psychique, le tout social, le tout organique).
Depuis 70 ans la découverte qui de la structure du cerveau, qui de la molécule, qui du gène responsable de la maladie mentale sont régulièrement annoncées. Aujourd’hui, les dites neurosciences prennent le relais des promesses d’élucidation et de soin, avançant encore dans la direction de la naturalisation de la folie qu’il convient de debattre.

Livret complet des symposia du Congrès : https://sfhststras2017.science sconf.org/data/pages/Resume_Sy mposia_CongresSFHST_2019.pdf

Vous pouvez déposer vos abstracts jusqu’au 5 janvier 2017. Le résumé devra être soumis directement sur la plate-forme: http://sfhststras2017.science sconf.org

 

Journée d’étude : « L’expérience vécue du patient » : sens et implications pratiques (Paris, 6 décembre 2016)

journee_d_etude_lexperience_vecue_du_pat-1« L’expérience vécue du patient » : sens et implications pratiques

“Patient’s lived experience”: what it means and what it implies

*  *  *

RÉSUMÉ

Cette journée d’étude s’inscrit dans le projet ANR Normastim : « Les neurosciences de l’expérimentation à la clinique – Enjeux juridiques, philosophiques et sociologiques de la stimulation cérébrale profonde » (ANR 14 CE30-0016-01). Elle propose une réflexion interdisciplinaire fondée sur des approches philosophique, sociologique, anthropologique, médicale et soignante sur le sens et les implications de l’attention portée à l’expérience vécue du patient.

Journée d’étude internationale, Université Paris Diderot, SPHERE (UMR 7219)

Présentation

Cette journée d’étude s’inscrit dans le projet ANR Normastim : « Les neurosciences de l’expérimentation à la clinique – Enjeux juridiques, philosophiques et sociologiques de la stimulation cérébrale profonde » (ANR 14 CE30-0016-01).

Elle propose une réflexion interdisciplinaire fondée sur des approches philosophique, sociologique, anthropologique, médicale et soignante sur le sens et les implications de l’attention portée à l’expérience vécue du patient.

L’idée selon laquelle il convient de tenir compte l’expérience vécue du patient fait l’objet d’une élaboration importante, normative et critique, depuis quelques décennies dans le contexte d’une forte augmentation des maladies chroniques.

L’idée d’une prise en compte de l’expérience vécue du patient s’est nourrie de divers témoignages qui ont cherché à mettre en évidence les conséquences de ces maladies au quotidien sur la vie des personnes. Elle est tout à fait distincte de l’idée d’une participation du patient à sa prise en charge. Elle a acquis une valeur normative dans plusieurs travaux qui cherchent à en tirer les conséquences sur les « bonnes formes » de soin : notamment pour indiquer que le patient demeure « une personne » par-delà sa maladie et pour mettre en avant les altérations des modes de vie et des possibilités d’action et de projet offertes à la personne, suscitées par la maladie

En prenant pour point de départ ce discours sur l’expérience vécue d’un patient, la journée d’étude a pour premier objectif d’explorer sa signification pour les personnes atteintes de pathologies prises en charge par stimulation cérébrale profonde, et d’en analyser les éventuelles spécificités.

La journée d’étude vise aussi à ouvrir la réflexion à un questionnement moins exploré à ce jour sur l’expérience vécue du patient : lorsque celui-ci est pris en charge, celle-ci peut-elle consister dans une forme de retour à une vie (plus ou moins) ordinaire ? Les équipes médicales sont-elles « intéressées » de façon directe à ce retour ? Pour quelles raisons s’intéresseraient-elles à cette vie ordinaire du patient ? La journée se propose d’aborder ces questions sur un mode comparatif, en intégrant des réflexions au sujet d’autres contextes thérapeutiques que celui de la stimulation cérébrale profonde.

Conception scientifique

  • Sonia DESMOULIN-CANSELIER, chargée de recherche en droit, Droit et Changement Social, UMR 6297, CNRS-Université de Nantes
  • Marie GAILLE, directrice de recherche en philosophie, SPHERE, UMR 7219, CNRS-Université Paris Diderot
  • Baptiste MOUTAUD, chargé de recherche en anthropologie, LESC, UMR 7186, CNRS-Université Paris Lumières

Programme

9:00 – 9:30 Accueil

Matinée : 9:30 – 13:00

Présidents de séance : Céline CHERICI et Philippe DAMIER

Introduction

  • Marie GAILLE , Ce que soigner une maladie chronique veut dire : quelle alliance entre médecine et « humanités » ?
  • Elsa GISQUET (sociologue, chercheure au CSO, CNRS-Sciences Po), Cerebral implants and Parkinson’s disease : A unique form of biographical disruption ?
  • Marilena PATERAKI (historienne des sciences, doctorante, département de philosophie et d’histoire des sciences, National and Kapodistrian University of Athens), Experiencing DBS in Greece : Parkinson’s Disease temporality and patients’ contradictory voices
  • Mathilde LANCELOT ( philosophe, doctorante, SPHERE, UMR 7219, CNRS-Université Paris Diderot), Peut-on parler de « soin » en neurologie ? Application au sujet parkinsonien.
  • Baptiste MOUTAUDSCP et expérience vécu du malade : que peut-on retirer de la comparaison entre neurologie et psychiatrie ?

Après-midi : 14:00 – 17:30

Présidents de séance : Céline CHERICI et Philippe DAMIER

  • John GARDNER (sociologue, Research Fellow SATSU, York University), Deep brain stimulation in children : the institutionalization of biopsychosocial explanatory models of disease ?
  • Stéphanie FRANÇOIS (psychologue clinicienne, service de neurologie, CHU Nantes), La perception de soi dans le miroir de la neurostimulation en neurologie.
  • Marie-Laure WELTER (neurologue, Hôpital de La Pitié-Salpêtrière, coordinatrice du LabCom Brain e-novation, Institut du Cerveau et de la Moëlle épinière)), Eviter la désadaptation sociale chez les patients parkinsoniens après stimulation cérébrale profonde : une étude pilote de programme psychoéducatif
  • Julie HENRY (philosophe, chercheure-assistante au Centre de lutte contre le cancer Léon Bérard, associée à SPHERE), Voir la personne derrière la pathologie : d’une norme à sa mise en pratique.

Discussion générale et conclusion

Organisation

Nad Fachard, Laurent Lemoine, Patricia Philippe, Virginie Maouchi, (CNRS, SPHERE), avec l’aide d’Alice Quercy

Informations pratiques

Université Paris Diderot, bâtiment Condorcet,

10, rue Alice Domon et Leonie Duquet, 75013 Paris – plan d’accès

Languages of Trauma Body/Psyche, Historiography, Traumatology, Visual Media

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25-26 November 2016 at Humboldt-Universität zu Berlin

Jacob-und-Wilhelm-Grimm-Zentrum, Auditorium

Conference abstract

This conference explores the diversity of languages of psychological trauma in comparative cross-national perspectives and in varying socio-cultural contexts. Besides variations in the medical, socio-historical and political conceptualization of individual and/or collective traumas, it will analyze medial-representations, artistic reflections as well as more subjective forms of traumatic experiences and perceptions of the traumatized, including men, women and children—both as victims of mental/emotional damage and as perpetrators of violence.

Moving trauma research towards new sites of inquiry and innovative methodologies, Languages of Trauma concentrates specifically on dynamics and interconnections between language and trauma in audio-visual media, visual culture, national historiographies, medical and political discourse, literary narratives, and the fine arts. Within this broad subject area, the conference speakers will focus on questions of disciplinary terminology, as well as medical aetiology, diagnosis and treatment, and we will ask how different cultures and interest groups – medical professionals, traumatized individuals and communities, patients, families, politicians, artists and academic scholars – shaped distinct notions and conceptions of “trauma.” How do historically shifting and at times competing understandings of trauma alter and transform forms of trauma languages? Particular attention will be given to the question of how “trauma” is displayed in film corpora from various periods of the 20th and 21st centuries (in medical and feature films as well as in documentaries), and their connection to memory politics, national identity constructions and scientific discourse.

Integrating scholarship across nationalities (Denmark, Finland, Germany, Israel, Italy, Netherlands, Sweden, UK, USA) and various disciplines – including film, media and culture studies, medicine, psychology, history, art history, literature and communications, and international political science – the conference investigates the nexus between trauma symptoms, histories, mediality and epistemology. Continue reading

Kunst & Psychiatrie – Zürich

Aloïse Corbaz, Dans le Manteau Impérial de Marie Stuart Médicis (Ausschnitt), 1946, Farb- und Bleistift auf Papier, 58 x 45 cm, © Fondation Aloïse, Chigny, Foto: Collection de l’Art Brut

Aloïse Corbaz, Dans le Manteau Impérial de Marie Stuart Médicis (Ausschnitt), 1946, Farb- und Bleistift auf Papier, 58 x 45 cm, © Fondation Aloïse, Chigny, Foto: Collection de l’Art Brut

Kunst & Psychiatrie / Art et psychiatrie
Symposium
Schweizerisches Institut für Kunstwissenschaft (SIK-ISEA), Zürich
Institut suisse pour l’étude de l’art SIK-ISEA, Zurich

Konzept und Organisation
Schweizerisches Institut für Kunstwissenschaft (SIK-ISEA)
Dr. Roger Fayet, Direktor
lic. phil. Regula Krähenbühl, Leiterin Wissenschaftsforum
in Kooperation mit dem
Institute for Cultural Studies in the Arts, Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK)
Leitung Prof. Dr. Sigrid Schade

Kreative Schöpfungen von psychisch Erkrankten finden seit langer Zeit das Interesse sowohl von Kunstschaffenden wie auch von Persönlichkeiten aus Kunstwissenschaft und Psychiatrie. Schon in der ersten Hälfte des 20. Jahrhunderts etablierten sich spezialisierte Sammlungen wie die des Heidelberger Psychiaters und Kunsthistorikers Hans Prinzhorn, die Harald Szeemann 1963 in der Kunsthalle Bern erstmals nach dem Zweiten Weltkrieg wieder ausstellte. Der französische Künstler Jean Dubuffet begann 1945 eine Sammlung von ihm so genannter «Art Brut» anzulegen, die 1976 in Lausanne ihre Tore für das Publikum öffnen konnte.
Verschiedene Initiativen haben jüngst der Beschäftigung mit Werken von Psychiatriepatienten neue Impulse verliehen. So dokumentiert ein am Institute for Cultural Studies in the Arts der Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK) angesiedeltes Forschungsprojekt Patientenkunst aus psychiatrischen Anstalten der Schweiz von 1850 bis 1930. 2015 wurde mit der Erfassung und Erschliessung von Sammlung und Archiv der ehemaligen Heil- und Pflegeanstalt Gugging in Niederösterreich durch ein Datenbanksystem begonnen. Einen weiteren Beitrag zum Verständnis künstlerischer Schaffensprozesse von psychisch Erkrankten leistete die 2014 präsentierte umfassende Aufarbeitung des in psychiatrischen Kliniken entstandenen Spätwerks von Max Gubler. Die Tagung will solche Projekte in den Blick rücken und zugleich grundlegende hermeneutische, methodologische und ethische Fragen diskutieren.

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Histoire et philosophie de la psychiatrie au XXe siècle : regards croisés franco-allemands

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Mercredi 19 octobre 2016

CAPHÉS UMS 3610 – École Normale Supérieure, Paris

24 rue Lhomond – salle L 361
Organisé par

Elisabetta Basso (post-doc Université de Lisbonne, chercheuse résidente Collegium Université de Lyon et membre associée CAPHÉS UMS 3610, ENS, Paris) et Emmanuel Delille (chercheur associé Centre Marc Bloch, Berlin et CAPHÉS UMS 3610, ENS, Paris)
Programme

Matinée présidée par Elisabetta Basso et Emmanuel Delille
9h-9h15

Ouverture par Mathias Girel, Directeur du CAPHES UMS 3610 (CNRS-ENS)
9h15-9h45 Présentation de la Journée par Elisabetta Basso, Mireille Delbraccio et Emmanuel Delille
9h45-10h25

Samuel Thoma (Universität Heidelberg)

« Sensus communis und Verrücktheit – ein phänomenologisch-anthropologischer Beitrag zur Sozialpsychiatrie aus deutsch-französischer Sicht »

10h25-11h05

Marie Derrien (ATER, Université Savoie Mont Blanc; chercheuse associée au Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes)

« Entre savoirs partagés et savoirs rivaux : l’influence allemande sur la psychiatrie de guerre en France (1870-1919) »
11h05-11h45

Thomas Lepoutre (Université d’Aix-Marseille)

« Circulation des savoirs psy dans l’espace franco-allemand à l’orée du XXe siècle : le cas du “Rapport sur mes études à Paris et à Berlin” du jeune Freud »
11h45-12h30 : Discussion
12h.30 : Déjeuner
Après-midi présidé par Mireille Delbraccio, ingénieure de recherche CNRS (CAPHES UMS 3610, ENS)
14h-14h40

Anne Freese (Humboldt Universität Berlin)

« Das Trauma in der Bundesrepublik. Eine Geschichte der posttraumatischen Belastungsstörung »
14h40-16h20

Johannes Kassar (Universität Konstanz; Institut für Geschichte der Medizin und Ethik in der Medizin, Berlin)

« Ontology and the health care system. Dissociative disorders in fin de siècle Berlin »
16h20 : Pause
16h40-17h20

Jonathan Chalier (New School for Social Research, New York)

« Les histoires de l’autisme: Autriche, France et États-Unis »
17h20 Discussion
18h00 Clôture de la journée par Elisabetta Basso, Mireille Delbraccio et Emmanuel Delille

Entrée libre dans la limite des places disponibles. Merci de vous inscrire en envoyant un mail à mireille.delbraccio@ens.fr

Jeudis de la B.I.U.M 2016-2017

imutil-nature-devant-la-scienceProgramme des conférences 2016-2017

Le 1er jeudi du mois (sauf exception), à 15 heures
à la Bibliothèque Inter-Universitaire de Médecine
12, rue de l’Ecole de Médecine – 75006 PARIS

Rendez-vous au pied de la statue La Nature se dévoilant devant la Science

 

  • Jeudi 3 novembre 2016

Présentation du programme. Actualités

Claude Quétel et le corset céphalique de Don Marià Cubí i Soler

La maison des fous d’Amsterdam et son concierge

  • Jeudi 1er décembre 2016

Le dispositif parisien de prise en charge des malades mentaux au cours des deux derniers siècles

  • Jeudi 5 janvier 2017

Police et psychiatrie sous l’ancien régime à Paris

  • Jeudi 2 février 2017

La naissance de l’Infirmerie Spéciale d’après des documents inédits

  • Jeudi 2 mars 2017

L’auto-expérimentation des traitements psychiatriques par les médecins

  • Jeudi 20 avril 2017

De quelques médecins de l’Infirmerie Psychiatrique près la Préfecture de Police

  • Jeudi 4 mai 2017

La sous alimentation dans les hôpitaux psychiatriques sous l’Occupation (suite)

  • Jeudi 1er juin 2017

Séance délocalisée

 

 

 

[michelcaire@free.fr]

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