Archive for the ‘ journal ’ Category

New Issue – History of Psychiatry

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Today Bangour Village, one of the famous Scottish asylums of the 20th century, is completely abandoned. Photo by Mark Sutherland

The March 2017 issue of History of Psychiatry is now out. Chris Philo and Jonathan Andrews, as guest editors, have compiled a special issue entitled Histories of asylums, insanity and psychiatry in Scotland.

“Introduction: histories of asylums, insanity and psychiatry in Scotland,” by Chris Philo and Jonathan Andrews. The abstract reads:

This paper introduces a special issue on ‘Histories of asylums, insanity and psychiatry in Scotland’, situating the papers that follow in an outline historiography of work in this field. Using Allan Beveridge’s claims in 1993 about the relative lack of research on the history of psychiatry in Scotland, the paper reviews a range of contributions that have emerged since then, loosely distinguishing between ‘overviews’ – work addressing longer-term trends and broader periods and systems – and more detailed studies of particular ‘individuals and institutions’. There remains much still to do, but the present special issue signals what is currently being achieved, not least by a new generation of scholars in and on Scotland.

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New Issue – Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte

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The first 2017 issue of Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte is now out and includes at least one article that may be of interest to H-Madness readers.

Claudia Moisel: Geschichte und Psychoanalyse. Zur Genese der Bindungstheorie von John Bowlby

Die Geschichte der Psychoanalyse sowie psychologisch-psychiatrische Expertendiskurse werden im angloamerikanischen Sprachraum gegenwärtig vielfältig erforscht, auch im Kontext der dezidiert interdisziplinär angelegten und rasch expandierenden „Childhood Studies“. Der Beitrag erläutert diese Zusammenhänge am Beispiel der laufenden Forschung zur Bindungstheorie des renommierten britischen Kinderpsychiaters John Bowlby. Bowlbys einflussreiche Studien über Heimkinder für die Weltgesundheitsorganisation (WHO) etablieren in den fünfziger Jahren „Mutterentbehrung“ (Deprivation) als zentrale Analysekategorie der frühen Kindheit; sein eingängiges Erklärungsangebot zur Entstehung und Prävention psychischer Probleme entfaltete in der Familienpolitik große Wirkung. Der Beitrag verfolgt darüber hinaus das Ziel, das Verhältnis von Geschichte und den „Psychowissenschaften“ in zweifacher Hinsicht methodisch auszuloten, nämlich zum einen den Konstruktionscharakter psychologischer, psychiatrischer und psychoanalytischer Konzepte sichtbar zu machen, zum anderen Aufmerksamkeit zu generieren für eine Fülle zeithistorischer relevanter Quellen und Literatur, die in diesen Zusammenhängen entstanden ist, aber in der Forschung zu wenig Berücksichtigung findet.

New Issue – Bulletin of the History of Medicine

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The fourth 2016 issue of Bulletin of the History of Medicine is now out and includes at least one article that may be of interest to H-Madness readers.

“The Weight of Perhaps Ten or a Dozen Human Lives”: Suicide, Accountability, and the Life-Saving Technologies of the Asylum by Kathleen M. Brian
By accounting for the law’s productive capacity to structure asylum physicians’ encounters with suicide, this essay argues that the antebellum asylum was a technology for the preservation of life. The essay first shows how suicide’s history as a crime encouraged popular attributions of suicide to insanity. What began as a tactic to protect survivors, however, ended by bolstering the professional claims of asylum medicine. Initially it appeared there was much to gain from claiming suicide as their own, but dominion over prevention in fact rendered asylum physicians and their staffs vulnerable in unanticipated ways: for while agents of suicide were effectively evacuated of legal responsibility, a variety of laws made physicians more accountable than ever. Focusing on medical superintendent Amariah Brigham and his staff at the New York State Lunatic Asylum shows how the anxiety of assuming guardianship over the suicidal created networks of accountability that profoundly affected daily life.

 

New Issue – Santé Mentale au Québec

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L’archive psychiatrique – Santé mentale au Québec – Volume XLI, numéro 2, Automne 2016

Dossier coordonné par Marie-Claude Thifault, Isabelle Perreault, Alexandre Klein et Jean Caron

 

 
7 Éditorial – Jean Caron
Numéro thématique L’archive psychiatrique

9 L’archive psychiatrique – Alexandre Klein, Isabelle Perreault et Marie-Claude Thifault

21 À la recherche de l’archive psychiatrique perdue. L’histoire des fonds d’archives d’Alfred Binet (1857-1911)- Alexandre Klein

33 La collection patrimoniale de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal : un trésor à préserver – Christine Bolduc

41 Manque de collaboration, manque d’effectifs ou disparition des données : le nécessaire et difficile accès aux archives psychiatriques- Marie LeBel

51 L’archive iconographique : que nous révèle la culture visuelle des débuts de la psychiatrie française au dix-neuvième siècle ? – Ginette Jubinville

69 Les notes « Observations de l’infirmière » du Département de psychiatrie de l’Hôpital Montfort : une source archivistique incontournable en santé mentale – Sandra Harrisson

83 Les archives psychiatriques : une occasion de saisir l’expérience du patient (Belgique, entre-deux-guerres) – Veerle Massin

101 Des institutions privées d’histoire. Enquête sur les archives d’entreprises capitalistes dédiées à la gestion de la folie (France, 1930-1950) – Hervé Guillemain

119 La bande des six réclame plus de liberté. Délinquants juvéniles internés à Saint-Jean-de-Dieu, milieu 20e siècle – Martin Desmeules et Marie-Claude Thifault

133 Reconstituer une sociabilité savante à partir du fonds d’archives du Centre Hospitalier Henri Ey de Bonneval : réseaux et leurres induits par le travail archivistique – Emmanuel Delille

147 Les archives psychiatriques : des archives pour quelle histoire ? Les papiers de René L. – Philippe Artières

159 La représentation socioculturelle du suicide au Québec au milieu du 20e siècle. Étude de cas – Alexandre Pelletier-Audet

 
Mosaïque

165 Les Pinceaux d’Or : une expérience d’hygiène mentale auprès d’aînés en besoins psychosociaux – Hubert Wallot

177 Mettre à contribution le vécu expérientiel des familles : l’initiative Pair Aidant Famille – Catherine Briand, Rose-Anne St-Paul et Francine Dubé

Revue philosophique : Théodule Ribot

ribotLe dernier numéro de la Revue philosophique (2016/4), dirigé par Jacqueline Carroy, Wolf Feuerhahn, Régine Plas et Thibaud Trochu, est consacré à Théodule Ribot (1839-1916) qui fut le fondateur et le directeur de cette revue.
À distance de toute commémoration, ce volume considère Ribot comme un entrepreneur intellectuel aux activités variées. Il propose d’explorer des facettes actuellement moins connues de ses travaux : introducteur de la médecine mentale comme  des idées et des recherches germaniques et anglo-saxonnes dans la philosophie et la psychologie françaises, Ribot publie sur Schopenhauer, se confronte à Stuart Mill, s’intéresse au sens du corps et à l’affectivité. Sa place centrale comme directeur de revue puis titulaire d’une chaire de psychologie expérimentale et comparée au Collège de France s’inscrit dans le contexte de la transformation profonde du monde universitaire de la IIIe République, de l’affirmation d’une discipline psychologique voulant rompre avec la philosophie spiritualiste comme avec le positivisme, de la reconfiguration des sciences morales et d’une transformation des relations intellectuelles internationales. Ce dossier contient l’édition critique de nombreuses lettres inédites qui dessinent à la fois des autoportraits de Ribot en correspondant et un portrait de la vie académique et culturelle de l’époque. Il est enfin complété par une bibliographie.

Sommaire

Articles

Jacqueline Carroy,  Wolf Feuerhahn,  Régine Plas,  Thibaud Trochu

Les entreprises intellectuelles de Théodule Ribot

Cette introduction présente Ribot comme un « entrepreneur intellectuel », dans le contexte de son époque. Ses différentes carrières et entreprises sont successivement détaillées et analysées. Introducteur en France dans les années 1870 des psychologies anglaises et allemandes, Ribot se présente comme ni positiviste ni spiritualiste. Il se situe au centre de la discipline philosophique en créant la Revue philosophique, qu’il dirige jusqu’à sa mort, en 1916, et qui constitue pour lui un ancrage cardinal. Sans être médecin, il donne à la psychologie française une orientation pathologique dans les années 1880. Après 1890, il entreprend de développer une psychologie de l’affectivité. La réussite institutionnelle de Ribot, qui devient en 1888 professeur au Collège de France, s’accompagne de sa réception par un plus large public, dont témoignent les multiples rééditions et traductions de ses ouvrages.

Ribot et la « demi-métaphysique » de Schopenhauer

À la parution de La Philosophie de Schopenhauer, en 1874, Ribot était déjà connu comme l’auteur de deux ouvrages qui l’avaient situé dans le champ philo­sophique français comme le promoteur d’une psychologie « positive » évolutionniste et un adversaire de toute métaphysique prétendant à la scientificité. Rien ne semblait le prédisposer à s’intéresser à Schopenhauer, dont la philosophie commençait seulement d’être introduite en France. De fait, cet ouvrage surprit les commentateurs, dont les recensions ne furent guère élogieuses. Il apparaît cependant que la lecture de Schopenhauer a incité Ribot à tempérer son credo évolutionniste et qu’elle est une des sources de la psychologie des sentiments qu’il développa à partir du début des années 1890. Ainsi, loin d’être marginale dans l’œuvre de Ribot, sa lecture de Schopenhauer a contribué à l’élaboration de la partie la plus innovante de sa psychologie.

De la Sorbonne au Collège de France, Enjeux du titre des chaires de Ribot

À l’échelle de deux ans, 1885-1887, et à quelques mètres de distance, Ribot voit le titre de ses enseignements modifié : la rue Saint-Jacques traversée, il n’enseigne plus la « psychologie expérimentale », mais la « psychologie expérimentale et comparée ». Ce changement d’allure mineure suscita une importante controverse aux enjeux théoriques, institutionnels et de personnes. L’expression « psychologie comparée » fut au cœur des débats. Charles Lévêque, figure centrale de l’Institut, la mobilisait contre l’évolutionnisme ; Ribot la redéfinit pour en faire un vecteur de son introduction en France. L’ambition méthodologique de cette analyse est de montrer l’intérêt d’enquêter sur les relations entre les dynamiques propres aux lieux de savoirs et le choix des étiquetages savants.

Mill, Ribot et la science du caractère

Infatigable promoteur d’une psychologie « nouvelle », Théodule Ribot a trouvé dans le projet éthologique de John Stuart Mill des arguments confortant sa propre conception de l’architectonique des sciences de l’esprit ; mais cette reprise du programme millien d’une « science des lois de formation du caractère » s’est aussi opérée dans le cadre d’un débat plus général sur les parts respectives de la « nature » et de la « culture » dans la détermination et la manifestation des aptitudes mentales humaines. Comme on le voit de manière exemplaire chez Ribot, cette réception française de l’éthologie s’est distinguée par une focalisation résolue sur les déterminants biologiques du caractère, qui tranche radicalement avec l’« artificialisme » psychologique de Mill et son insistance sur la « pliabilité de la nature humaine ».

Ribot et le « sens du corps »

En mettant le corps, plutôt que la conscience, au centre de l’objet de la psychologie, Ribot s’inscrit dans le prolongement de travaux issus de la physiologie et de la pathologie du xix e siècle pour élaborer la notion de « sens du corps » comme fondement de l’unité du moi. Cette notion devait connaître un important développement au xx e  siècle en psychologie et en psychanalyse.

Jacqueline Carroy

Psychologie des sentiments et mémoire affective. De Ribot à Proust

En 1894, et surtout en 1896 (La Psychologie des sentiments), Ribot baptisa sa nouvelle psychologie « affective ». La poésie symboliste, la musique, l’amour, la sexualité, la nostalgie illustraient ses nouvelles investigations. Il mit en avant un type de mémoire qu’il appela « mémoire affective ». Il supposa l’existence de souvenirs purs, affectifs et corporels et excluant des représentations mentales. Cette nouvelle orientation psychologique était liée à de nouvelles méthodes. Loin de condamner l’introspection, il publia des auto-observations, comme celle du poète Sully-Prudhomme revivant un amour de jeunesse. Le thème de la mémoire affective était sujet à controverse parmi les philosophes et les psychologues, mais il séduisait des amateurs, des critiques littéraires et des romanciers. On peut comprendre ainsi qu’il inspira l’intrigue centrale de La recherche du temps perdu de Proust.

Notes et documents
Wolf Feuerhahn,  Thibaud Trochu

Autoportraits de Théodule Ribot en correspondant

Les correspondances sont mobilisées ici non comme des clés ultimes des œuvres, mais comme des sources éclairant la pluralité des faces du scripteur. En fonction du statut des correspondances, des destinataires, le style n’est pas le même, la présentation de soi comme le contenu varient. La correspondance de Ribot qui a pu être retrouvée manifeste ainsi la pluralité des identités qu’il endosse : avec son ami Espinas, il est pourfendeur du spiritualisme universitaire ; avec l’administration, un professeur qui cherche à échapper à la province ; face à Charles Lévêque, un aspirant ; à Renouvier et Taine, un imitateur ; à Wundt ou James, l’introducteur de la science étrangère ; avec Tarde et Piéron, un faiseur de carrières ; à l’égard de X. Léon, l’aîné distant ; auprès de Lionel Dauriac, le vieil homme et son confident ; avec Bouglé et Lévy-Bruhl, le directeur de revue en quête de contributeurs.

Correspondances de Théodule Ribot

Édition annotée de lettres, pour la plupart inédites, de Ribot à différents correspondants : Célestin Bouglé, Édouard Claparède, Lionel Dauriac, Alfred Espinas, Théodore Flournoy, William James, Xavier Léon, Charles Lévêque, Lucien Lévy-Bruhl, Charles Renouvier, Hippolyte Taine, Gabriel Tarde, Wilhelm Wundt.

Références bibliographiques du fascicule

Pour plus d’informations : https://www.cairn.info/revue-philosophique-2016-4.htm

New Issue – Revue d’histoire de l’enfance “irrégulière”

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The 2016 issue of Revue d’histoire de l’enfance “irrégulière” is dedicated to the history of child psychiatry.

Enjeux d’une spécialité en construction, 1900-1950

Ce volume est consacré au Congrès international de psychiatrie infantile qui s’est tenu à Paris en 1937 au cours de l’exposition internationale. Premier du genre, il est organisé notamment par Georges Heuyer dont l’importance dans le domaine de l’enfance pendant l’entre deux guerres est désormais un fait admis. Ce sera l’occasion de faire le point sur ce personnage aux multiples activités et d’évoquer la documentation qu’il a laissée. Qui dit congrès international dit aussi circulations, échanges entre les participants, enjeux de connaissance et rapports de pouvoir. C’est tout cela que s’efforce d’aborder ce numéro en faisant une large place à différents représentants de plusieurs des pays présents. C’est ainsi que la psychiatrie de l’enfant et son institutionnalisation sera explorée à partir des situations allemande, belge, britannique, italienne, française et suisse… Enfin, ce sera aussi l’occasion d’appréhender les savoirs psychiatriques sur l’enfant en amont comme en aval afin de mieux saisir l’importance de ce congrès, au-delà du fait d’avoir été le premier du genre.

 

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New Issue – History of Psychiatry

home_coverThe December 2016 issue of History of Psychiatry is now out and includes a number of articles that may be of interest to H-Madness readers.

“Italian colonial psychiatry: Outlines of a discipline, and practical achievements in Libya and the Horn of Africa,” by Marianna Scarfone.

This article describes the establishment of psychiatry in Italy’s former colonies during the period 1906–43, in terms of the clinical and institutional mechanisms, the underlying theories and the main individuals involved. ‘Colonial psychiatry’ (variously called ‘ethnographic’, ‘comparative’ or ‘racial’ psychiatry) – the object of which was both to care for mentally afflicted colonists and local people and also to understand and make sense of their pathologies – received most attention in colonial Libya, starting in the first months of the Italian occupation (1911–12) and then taking institutional form in the 1930s; in the colonies of what was known as ‘Italian East Africa’, on the other hand, less was said about psychiatric care, and practical achievements were correspondingly limited.

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