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Exhibition and symposium – Freud/Tiffany and ‘The Best Possible School'(Freud Museum, London)

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The upcoming exhibition and symposium ‘The Best Possible School’: Anna Freud, Dorothy Tiffany Burlingham and the Hietzing School in 1920s Vienna could be of interest to H-madness readers. Both will be held at the Freud Museum in London. The exhibition can be visited from the 10th of May 2017 until the 16th of July 2017. The Symposium will be held on the 13th of May 2017 with an opening reception on the 12th. The abstract of the exhibition and the symposium you can find below.

Exhibition: ‘The Best Possible School’: Anna Freud, Dorothy Tiffany Burlingham and the Hietzing School in 1920s Vienna.

Modernism, creativity, the freedom to grow as a “free and self-reliant human being” – with these beliefs, Anna Freud, the youngest daughter of Sigmund Freud, and Dorothy Tiffany Burlingham, the youngest daughter of the great American artist Louis Comfort Tiffany, founded Vienna’s Hietzing School.

To Erik H. Erikson who taught there, it was “the best possible school” and today its true significance, as both the teachers and the students remember it, comes to life in a dynamic new exhibit at the Freud Museum London.

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BBC video feature: Uncovering the history of madness

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London’s Wellcome Collection brought together various artists to create the exhibition, ‘Bedlam: the asylum & beyond‘. It tackles the rise and fall of mental asylums, and looks at how mental illness is handled now. David Beales is one of the artists taking part. He uses his first-hand experiences of living in psychiatric hospitals to create art and raise awareness around mental health issues. He told the BBC’s Dan Damon about his experiences.

To access the video interview, click here.

Bedlam: the asylum and beyond (Wellcome Trust exhibition) September 2016 – January 2017

Bedlam: the asylum and beyond

EXHIBITION

15 September 2016 – 15 January 2017

Follow the rise and fall of the mental asylum and explore how it has shaped the complex landscape of mental health today. Reimagine the institution, informed by the experiences of the patients, doctors, artists and reformers who inhabited the asylum or created alternatives to it.

Today asylums have largely been consigned to history but mental illness is more prevalent than ever, as our culture teems with therapeutic possibilities: from prescription medications and clinical treatment to complementary medicines, online support, and spiritual and creative practices. Against this background, the exhibition interrogates the original ideal that the asylum represented – a place of refuge, sanctuary and care – and asks whether and how it could be reclaimed.

Taking Bethlem Royal Hospital as a starting point, ‘Bedlam: the asylum and beyond’ juxtaposes historical material and medical records with individual testimonies and works by artists such as David Beales, Richard Dadd, Dora García, Eva Kotátková, Madlove: A Designer Asylum, Shana Moulton, Erica Scourti, Javier Téllez and Adolf Wölfli, whose works reflect or reimagine the institution, as both a physical and a virtual space.

This Way Madness Lies: The Asylum and Beyond’, a highly illustrated book produced to accompany the exhibition, will be available from the Wellcome Shop and online.

For more information, click here.

Charcot, Hysteria & La Salpêtrière

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The forthcoming exhibition at the Royal Society of Medicine Library is entitled: Charcot, Hysteria, & La Salpêtrière.

Jean Martin Charcot (1825 – 1893) was appointed physician to the Salpêtrière Hospital in Paris in 1862 and remained working there for the rest of his professional life. This exhibition concentrates on Charcot’s controversial theories regarding hysteria, the patients at the Salpêtrière who were diagnosed with this problematic condition, and its depiction in the visual arts especially photography.

It runs from 3 May 2016 – 23 July 2016

Admission free

Open to all

Exposition – Le temps des asiles

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L’institut culturel hongrois de Paris, situé 92, rue Bonaparte dans le 6e arrondissement, propose une exposition autour de l’art psychiatrique conservée à l’Académie hongroise des sciences.

Conçue dans le souci de respecter l’historique de la collection, celle-ci nous plonge dans ces lieux de thérapie, si longtemps actifs et pourtant isolés sur le plan socio-culturel, qu’étaient jadis les asiles d’aliénés hongrois.

La Clinique neuropsychiatrique de Budapest, construite en 1908 après une longue période de travaux préparatoires avait pour mission principale, outre la médecine, la recherche et l’enseignement ; les soins qu’il fallait souvent prodiguer aux aliénés toute leur vie durant incombaient donc aux médecins des asiles. Fondés plus tardivement que leurs équivalents européens (Nagyszeben en 1865 en Transylvanie, Lipótmező à Buda en 1868, Angyalföld dans les faubourgs de la capitale en 1884, Nagykálló, un département de Lipótmező, dans les années 1880), les asiles hongrois ont été rapidement surpeuplés ; ce sont les psychiatres de ces établissements qui ont dû affronter les difficultés de « la chose psychiatrique » intimement liée aux questions sociales. Dans ce cadre institutionnel obsolète évoluaient des médecins, avides de réformes, prêts à effectuer des voyages d’étude en Europe sur leurs propres deniers. Riches de l’expérience qu’ils acquéraient au travers de ces voyages, ils revenaient motivés par le désir de créer des ponts entre l’univers marginalisé, stigmatisé, des asiles et le monde extérieur ; dès lors, poussés par cet idéal d’une « psychiatrie de la vie », ces médecins s’attachaient à présenter les œuvres réalisées par les patients des asiles sous l’angle non seulement de leur importance dans le diagnostic clinique, mais aussi de leur valeur esthétique.

Le premier et unique musée psychiatrique de Hongrie a ouvert ses portes en 1931 dans l’asile d’Angyalföld, l’établissement suscitant la plus d’aversion dans l’imaginaire collectif de la capitale. Dans la collection qui ne manque pas d’évoquer l’univers des cabinets de curiosités, les œuvres visuelles et textuelles créées par les patients jouaient un rôle aussi important que les objets anatomiques et anthropologiques. Outre les dessins, peintures, œuvres à base de mie de pain, maquettes en papier, broderies, poèmes ou encore armes bricolées et confisquées, les psychiatres avaient élargi la collection à « l’auto-documentation de la discipline », faisant de celle-ci une particularité locale unique en son genre. La collection, inscrite sur la liste nationale des musées, a ainsi été enrichie de bibliographies psychiatriques et d’histoire de la médecine, de revues de presse réunies dans des albums (des nouvelles psychiatriques tirées de chroniques jusqu’aux récits de faits divers, de la folie amoureuse à l’eugénisme). Des essais prônant la réforme du système, des sources visuelles portant sur certains sujets de recherche (corrélation entre images publicitaires et phénomènes de suggestion de masse), des clichés photographiques illustrant ces recherches (tableaux de photos), ainsi que des albums-photos montrant la vie quotidienne dans les asiles lui ont également été adjoints. À la suite d’un changement de directeur, la collection d’Angyalföld sera transférée à Lipótmező, en 1936. Le cabinet de curiosités qui sera enrichi de pièces ajoutées par les médecins de Lipótmező à la fin des années 1930 n’est pas compatible avec le projet de modernisation souhaité par le nouveau directeur de l’asile d’Angyalföld. La collection subit des pertes importantes pendant la Seconde Guerre mondiale et n’est répertoriée de nouveau qu’à la fin des années 1950. En dépit de ses modestes ressources, la collection continue de se développer, selon des priorités changeantes mais sur des bases théoriques plus progressistes, jusqu’à la fermeture de Lipótmező, en 2007.

La pièce la plus ancienne de la collection date de 1901, la plus récente de 2006. La collection d’art psychiatrique qui entre en possession de l’Académie hongroise des sciences (Institut d’art, Centre de recherche en lettres) en 2008, conserve des objets matériels évoquant l’histoire des hôpitaux psychiatriques au 20ème siècle marquée par une solide tradition asilaire. La sélection effectuée pour notre exposition parisienne reflète bien le caractère ambigu des « Maisons jaunes » hongroises : ces établissements dirigés par des psychiatres paternalistes, à la fois protecteurs et sévères, représentaient un refuge pour beaucoup de patients. Entourés de craintes et de préjugés, les asiles d’aliénés constituaient parfois et d’une façon paradoxale, des îlots d’humanité par rapport à l’oppression politique qui régnait sur le monde extérieur. Tandis que les représentations de moyens de transport (bateaux, trains, zeppelins, vaisseaux spatiaux), récurrents dans l’univers pictural des patients de long séjour, traduisent un désir d’évasion, de fuite, les nombreux portraits peints ou dessinés rendent hommage à certains membres de cette communauté, patients, médecins et autres employés. La collection contient également des images et objets fantaisistes exécutés avec une minutie maniaque et qui traduisent le repli des patients sur leur univers intérieur, ainsi que des témoignages visuels qui reflètent les bouleversements, les traumatismes de l’hospitalisation, et les luttes acharnées de « l’âme enfermée dans le corps ».

Entrée libre

Pour plus d’information, cliquez ici.

Merci au blog Historiens de la santé.

Exhibition – States of Mind: Tracing the edges of consciousness

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States of Mind: Tracing the edges of consciousness

EXHIBITION

4 February 2016 – 16 October 2016

Following on from ‘States of Mind: Ann Veronica Janssens‘, this changing exhibition will examine perspectives from artists, psychologists, philosophers and neuroscientists to interrogate our understanding of the conscious experience.

Exploring phenomena such as somnambulism, synaesthesia, and disorders of memory and consciousness, the exhibition will examine ideas around the nature of consciousness, and in particular what can happen when our typical conscious experience is interrupted, damaged or undermined.

‘States of Mind: Tracing the edges of consciousness’ will feature a series of changing installations. The first one will be ‘The Whisper Heard’ by Imogen Stidworthy, from 4 February until 24 April. Find out more about this and future installations.

The exhibition will also feature work by artists Carla MacKinnon, Louise K Wilson, A. R. Hopwood, Mary Kelly and Aya Ben Ron.

For more information, see http://wellcomecollection.org/exhibitions/states-mind-tracing-edges-consciousness

Exposition: “Cosa mentale. Les imaginaires de la télépathie dans l’art du XXe siècle” (Centre Pompidou-Metz)

Cosa mentale. Les imaginaires de la télépathie dans l’art du XXe siècle

 Susan Hiller, <i>Homage to Marcel Duchamp: Aura (Blue Boy)</i>, 2011 © S Hiller

Du 28 octobre 2015 au 28 mars 2016

Centre Pompidou-Metz

 

En 1968, le collectif autrichien Haus-Rucker-Co conçoit le Mind Expander sous la forme d’une capsule immersive propulsant le spectateur dans un nouveau mode de perception du réel : la « superception ». Celui-ci constitue alors une synthèse des utopies avant-gardistes qui, tout au long du XXe siècle, influencées par l’imaginaire que fait naître le développement des télécommunications, cherchent à mettre au point un mode de transmission direct de l’émotion. Il s’agit alors d’inventer une nouvelle relation, immédiate, entre l’artiste et le spectateur.

Suivant un parcours chronologique allant du symbolisme de la fin du XIXe siècle à l’art conceptuel, l’exposition réunira une centaine d’œuvres de grands artistes de la modernité, d’Edvard Munch à Vassily Kandinsky, de Joan Miró à Sigmar Polke, issues d’une grande diversité de médias – peintures, dessins, sculptures, photographies, vidéos, films et installations.

Cosa mentale. Les imaginaires de la télépathie dans l’art du XXe siècle retracera l’histoire d’une utopie méconnue et pourtant majeure des avant-gardes du XXe siècle : le devenir télépathique de l’art à l’ère de la révolution immatérielle des télécommunications. Elle montrera comment ce fantasme d’une projection directe de la pensée, balayant les conventions du langage, aura un impact considérable sur la naissance des premières formes d’abstractions, mais aussi, de façon tout aussi surprenante, sur le surréalisme et son obsession pour le partage collectif de la création et la libération des automatismes.

Le parcours s’ouvrira avec l’invention du terme « télépathie », en 1882, quand l’étude de la psychologie se frotte aux récents développements des technologies du lien et de l’image – de la télégraphie sans fil à la future télévision. Des tentatives de « photographie de la pensée » (1895) aux premiers encéphalogrammes (1924), c’est l’activité même du cerveau qui se donne à voir et pousse les artistes à abattre les conventions de la représentation. Davantage que de se soustraire au poids des normes académiques, il s’agit de supprimer toute contrainte de traduction et tout obstacle matériel dans les échanges, à l’instar de la télépathie qui, loin de rester une obscure fantaisie occulte et paranormale, ne cesse d’intriguer et de subjuguer les artistes. Cette idée d’un devenir télépathique, omniprésente dans l’univers de la science-fiction, refait surface dans l’art psychédélique et conceptuel des années 1960-70, avant de resurgir aujourd’hui dans des pratiques contemporaines envoûtées par les technologies de la « connaissance partagée » et l’essor des neurosciences.

Commissaire :
Pascal Rousseau

Pour plus d’informations, voir le site web de l’exposition.

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