New issue – PSN

A new issue of Psychiatrie, Sciences humaines, Neurosciences is now out and includes an editorial by T. Haustgen entitled “La psychiatrie, une science américaine?”, a discussion between Steeves Demazeux and the philosopher Dominic Murphy on the foundations of philosophy, as well as the following original articles:

“Travaux préparatoires à la rédaction du chapitre V de la CIM-11. Proposition pour la révision du groupe “Schizophrénie, troubles schizotypiques et délirants”  / “Work in preparation for the production of chapter of ICD-11. Proposal for revision of the ICD-10 group “Schizophrenia-schizotypal and delusional disorders” (A. Bottéro)

La dixième version de Classification internationale des maladies (CIM-10) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est actuellement en phase de révision. L’article propose un exemple possible de mise à jour du groupe « Schizophrénie, troubles schizotypique et délirants » qui s’efforce de concilier les trois exigences posées par l’OMS pour la CIM-11 à venir : actualisation des usages nosologiques, facilité d’utilisation, déstigmatisation de la terminologie. 

The 10th version of the International Classification of Disease (ICD-10) of the World Health Organisation (WHO) is currently in a revision phase. This article recommends a possible method of updating of the group “Schizophrenia, schizotypal and delusional disorders,” which attempts to reconcile the three demands made by the WHO for the new ICD-11: updating of classification practices, ease of use and destigmatisation of the terminology.

“L’essor des sciences du neurone au XXe siècle. Seconde partie: Des nouvelles sciences du neurone à la neuroscience (1940-1980)” / “Rise of neurone sciences in the 20th century. Second part: from new neuronal sciences to neuroscience (1940-1980) (J.-G. Barbara)
Un grand bouleversement des recherches sur le système nerveux se produit dès les années 1940 et se développe considérablement après la Seconde Guerre mondiale. Les questions laissées en suspens avant la guerre concernent des points aussi fondamentaux que la nature de la neurotransmission, chimique ou électrique. Le premier tournant concerne la discipline reine de la neurophysiologie avec l’introduction de l’enregistrement intracellulaire qui permet de comprendre l’électrogenèse neuronale et la dissection fine des réseaux de neurones. En association avec la biophysique, la microscopie électronique et l’ultracentrifugation, la technique intracellulaire emporte la conviction de tous sur la nature chimique de la neurotransmission par l’élaboration de la théorie quantique et de la théorie vésiculaire. La voie est ouverte à la caractérisation des neurotransmetteurs avec l’aide de la biochimie. Les voies noradrénergiques et aminergiques sont décrites par de nouvelles techniques histologiques, tandis que l’électrophysiologie caractérise leurs fonctions. Toutes les sous-disciplines concourent à étudier l’organisation synaptique des centres nerveux et les phénomènes d’inhibition locale. Avec la neuropharmacologie, les sciences du neurone constituent une nouvelle neurochimie, et les progrès des dissections, des techniques de traçage morphologique de voies nerveuses et les techniques opératoires offrent de nouvelles possibilités d’intervention et d’expérimentation. Toutes ces innovations des années 1950 et 1960 sont au coeur de la constitution de la nouvelle communauté internationale qui se fédère autour du mouvement de la neuroscience américaine.
A great revolution in the field of neuroscience started in the 1940s and took place after the Second World War. Before the War, the fundamental questions at stake dealt with the nature of neurotransmission, chemical or electrical. The first turning point occurred in the distinguished field of neurophysiology, where a better understanding of neuronal electrogenesis and fine dissections of nervous networks followed the introduction of the new intracellular recording technique. This technique is associated with biophysics, electron microscopy and ultracentrifugation. Consequently, the chemical theory of neurotransmission is uniformly adopted with the emergence of the quantal theory and the vesicular theory. There is a new opportunity for the discovery of neurotransmitters with the help of biochemical methods. Noradrenergic and aminergic paths are described with novel histological techniques, whereas electrophysiology is used to find their functions. All disciplines work together in the study of the synaptic organisations of nerve centres and local inhibition phenomena. Neuronal sciences adopt neuropharmacology to create a novel neurochemistry. New dissection procedures, morphological network tracing tools and surgical techniques offer novel ways of intervention and manipulation. These innovations of the 1950s and 1960s are central in building a new international community unified by the American neuroscience movement.
“L’héritage de l’école de Boston” / “The legacy of the Boston School” (J. Politano)
L’école de Boston est une école de pensée qui a donné naissance, aux États-Unis, dans les années 1890, à la psychologie en tant que discipline universitaire et pratique professionnelle. Dans une perspective historique seront abordées certaines conceptions et approches thérapeutiques envisagées par les membres composant cette école. Leur démarche sera brièvement comparée avec la situation actuelle de la psychologie en France. Cette mise en parallèle se fait dans l’objectif d’appréhender l’évolution de la psychologie : de son développement aux États-Unis à sa pratique contemporaine en France et de l’influence européenne d’antan à l’influence américanisée actuelle. Ainsi se pose la problématique de l’héritage de l’école de Boston et d’éventuelles influences contemporaines : comment l’école de Boston concevait-elle la psychologie, la vie mentale et les psychothérapies par rapport à aujourd’hui? 
The Boston School was a school of thought that gave birth, in the 1890s in the USA, to psychology as an academic discipline and as a practising profession. Some of the ideas and therapeutic attitudes of the school’s members will be examined from a historical perspective. The approach will be compared briefly with that of current psychological practice in France. The aim of this comparison is to get an overview of the development of psychology from its initial progress in the USA to current practice in France and from earlier European influences to the present American contribution. Thus, we can explore the legacy of the Boston School and some more recent potential influences. In comparison with modern psychologists how did the members of the Boston School regard psychology, mental life and psychotherapies?
“Émergence du moi cérébral de Theodor Meynert à Antonio Damasio” / “Emergence of the cerebral self from Theodor Meynert to Antonio Damasio” (M. Arminjon, F. Ansermet and P. Magistretti)
Les travaux d’Antonio Damasio ont redonné une place centrale à l’étude des émotions en neurosciences. Elles y apparaissent comme l’addition, à une perception, des effets somatiques qu’elle a pu susciter. Mais ce processus de perception cérébrale du corps, continu et relativement stable, aboutit aussi à l’hypothèse moins connue du « moi neural ». Derrière la référence explicite et en apparence contradictoire à William James et Sigmund Freud, se cache une origine commune : la conception d’un « moi cortical » de Théodor Meynert. Il s’agit de mettre en lumière un courant réuni autour de ce que l’on désigne ici sous la notion générale de « moi cérébral ». Le moi y est dès lors conçu comme la projection ou la représentation cérébrale du corps. La spécificité de cette notion est particulièrement mise en valeur par sa confrontation à celle, connexe, mais quant à elle désincarnée, de « sujet cérébral ».
Antonio Damasio’s works have brought emotions into line with current trends in neuroscience. They are conceived as the addition, to a perception, of the somatic effects it has induced. Nevertheless, this continuous and relatively steady process of body perception has also led to the less-known hypothesis of the “neural self.” Behind the explicit and apparently contradictory reference to William James and Sigmund Freud, there lies a common source: Theodor Meynert’s conception of a “cortical self.” Our aim is to enlight a stream unified around what we call here “cerebral self.” The Self is thus considered as the cerebral projection or presentation of the body. The specificity of this notion is particularly highlighted by its confrontation to the closely, yet disembodied, notion of “cerebral subject.”
A complete list of articles can be found at http://www.springerlink.com/content/w7587t713l23/

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